Écrire Assassinat de défenseurs de l’environnement

Bruno Pereira et Dom Phillips Brésil

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous dans le cadre bleu en l’adressant au Procureur général Augusto Aras : pgr-chefiagab@mpf.mp.br et en mettant en copie l’ambassade du Brésil à Bruxelles : brasemb.bruxelas@itamaraty.gov.br

Vous pouvez aussi personnaliser votre email avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il arrive dans la boîte de réception du Procureur général. Veillez à ce que votre courrier électronique soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Pour que nous puissions faire un suivi des actions, merci de mettre action@amnesty.be en copie cachée (Cci) de votre mail.

Dans la matinée du 5 juin, Bruno Pereira et Dom Phillips, deux défenseurs de l’environnement et des peuples indigènes, ont été soumis à une disparition, dans la vallée de Javari, en Amazonie brésilienne.

Le 15 juin, la police fédérale a indiqué qu’une des personnes arrêtées parce qu’elle était soupçonnée d’être impliquée dans leur disparition a avoué les avoir assassinés, et que les restes retrouvés dans la forêt avaient été envoyés aux services de médecine légale. Les autorités ont dans leurs déclarations stigmatisé Bruno Pereira et Dom Phillips, donné des informations contradictoires et tardé à ouvrir une enquête, marquée par un manque de ressources et de transparence.

Nous demandons au procureur général de la République de garantir sans délai une enquête exhaustive, impartiale et indépendante sur cette affaire, et de veiller à ce que les personnes soupçonnées d’être pénalement responsables de ces actes soient déférées à la justice.

Dans la matinée du 5 juin, le journaliste britannique Dom Phillips, qui écrit pour le journal The Guardian, et l’expert indigène brésilien Bruno Pereira, fonctionnaire accrédité de la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI), ont été aperçus pour la dernière fois avant leur disparition sur la route reliant la communauté riveraine de São Rafael et la ville d’Atalaia do Norte, dans l’État d’Amazonas, dans le nord du Brésil.

Les deux hommes ont traversé la vallée de Javari pour aller interviewer une équipe de surveillance indigène mise sur pied afin d’assurer la protection de la réserve et la préservation de l’environnement sur ses terres.

La vallée de Javari est située à la frontière amazonienne avec le Pérou et la Colombie et elle s’étend sur 8,5 millions d’hectares de terres démarquées et représente la deuxième zone indigène homologuée la plus grande du Brésil. Cette région reculée abrite la plus grande concentration au monde de peuples indigènes ayant choisi de s’isoler, et on ne peut s’y rendre que par des petites routes et par voie fluviale. Comme d’autres régions de l’Amazonie brésilienne, la vallée de Javari est le théâtre d’intenses conflits menés par des envahisseurs liés à des entreprises minières et d’exploitation forestière illégale. De plus, cette région est aussi en proie à des conflits liés au narcotrafic, qui profite de frontières peu surveillées pour contrôler le commerce de la drogue entre les pays frontaliers.

Dans cette région, les fonctionnaires de la FUNAI, les défenseur·e·s des droits humains et les organisations non gouvernementales (ONG) sont depuis longtemps en butte à des violences et à des menaces. En 2019, Maxciel Pereira dos Santos, fonctionnaire de la FUNAI à Tabatinga, a été tué par balle. Ce meurtre n’a à ce jour toujours pas été élucidé.

Le gouvernement brésilien, dirigé par Jair Bolsonaro, est au niveau international connu pour sa politique de démantèlement de la législation relative à l’environnement et pour ses attaques contre les droits des communautés indigènes et traditionnelles. L’Articulation des peuples indigènes du Brésil a mis à jour la plainte qu’elle a déposée le 9 août 2021, qui accuse Jair Bolsonaro de génocide et de crimes contre l’humanité pour l’extermination et la persécution de communautés et d’autres agissements inhumains. Cette plainte vise des faits qui se sont produits entre janvier et mai 2022, y compris la négligence marquant les recherches concernant Bruno da Cunha Araújo Pereira et Dom Phillips et des « actes de barbarie » commis sur le territoire yanomami.

L’État brésilien a l’obligation de veiller à ce que les défenseur·e·s des droits humains, les journalistes et les fonctionnaires puissent effectuer leur travail en toute liberté et en toute sécurité. Bruno Pereira et Dom Phillips étaient connus en raison des informations qu’ils publiaient sur l’Amazonie et de leur engagement en faveur des communautés et des terres indigènes.

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