PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS
Monsieur le Président,
Je vous écris afin d’appeler votre attention sur le cas de l’avocate spécialiste des droits humains Sarah Bireete, arrêtée de manière arbitraire chez elle à Kampala le 30 décembre 2025. Au moment de son interpellation, elle n’a pas été informée du motif et les policiers ne lui ont pas présenté de mandat d’arrêt. Elle a tout d’abord été détenue au commissariat de Nateete pendant quatre jours, au-delà de la limite de 48 heures fixée par la Constitution, en violation de l’interdiction de la détention illégale et des normes d’équité des procès. Elle a ensuite été transférée à la section pour femmes de la prison de haute sécurité de Luzira, où elle se trouve toujours dans l’attente de son procès.
Le 2 janvier 2026, Sarah Bireete, avocate et experte en gouvernance constitutionnelle, a été inculpée devant le tribunal de Buganda Road d’« obtention ou divulgation illégale d’informations personnelles ». Cette accusation semble liée au fait que Sarah Bireete a débattu publiquement d’informations concernant le Registre national des électeurs sans l’autorisation de la commission électorale. Il est à noter que ce Registre est un document public et que les opinions de Sarah Bireete sont protégées au titre de son droit à la liberté d’expression.
Le 2 janvier 2026, le tribunal a décidé d’ajourner l’audience consacrée à sa libération sous caution au 21 janvier, en violation de ses droits constitutionnels et des normes d’équité des procès, car les directives nationales en la matière exigent qu’une décision immédiate soit rendue dans les cas de demande de libération sous caution en attente du procès.
L’arrestation et la détention arbitraires de Sarah Bireete semblent s’inscrire dans une politique plus large des autorités ougandaises, qui durcissent la répression généralisée contre leurs détracteurs et l’opposition politique.
À la lumière de ce qui précède, je prie instamment votre gouvernement de :
• abandonner les charges retenues contre Sarah Bireete immédiatement et sans condition, et la faire libérer ;
• mettre fin à l’utilisation abusive du système de justice pénale, notamment du système de caution utilisé par les autorités pour maintenir en détention prolongée les défenseur·e·s des droits humains et les détracteurs du gouvernement.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
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