Écrire Confirmation de la condamnation de Loujain al Hathloul

Le 10 mars, le Tribunal pénal spécial d’Arabie saoudite a confirmé la déclaration de culpabilité de la défenseure saoudienne des droits humains Loujain al Hathloul, ainsi que sa peine de cinq ans et huit mois d’emprisonnement assortie d’une libération conditionnelle.

Loujain al Hathloul avait fait appel de sa condamnation du 28 décembre 2020, fondée sur des chefs d’accusations tels qu’« espionnage pour des instances étrangères » et « conspiration contre le royaume », qui en fait sanctionnait pénalement ses activités de promotion des droits des femmes et de plaidoyer en faveur de la suppression du système de tutelle masculine en Arabie saoudite.

Le 13 mars 2019, Loujain al Hathloul était au nombre des 11 militantes des droits des femmes qui ont comparu devant le tribunal pénal de Riyadh. Les diplomates et les journalistes n’ont pas pu assister à l’audience, qui s’est tenue à huis clos. Plusieurs militantes étaient poursuivies pour avoir été en contact avec la presse étrangère, avec d’autres militantes et militants et avec des organisations internationales, dont Amnesty International. Certaines étaient également accusées d’avoir « défendu les droits des femmes » et « demandé l’abandon du système de tutelle masculine ».

Le procès de plusieurs militantes des droits des femmes arrêtées entre mai et juillet 2018 a repris en 2020, et un certain nombre de peines d’emprisonnement ont été prononcées à l’issue de procès iniques Après des mois de retard et de détention prolongée sans jugement, en novembre 2020, Loujain al Hathloul, Samar Badawi, Nassima al Sada, Nouf Abdelaziz et Mayaa al Zahrani ont comparu devant le tribunal pénal de Riyadh lors d’audiences distinctes. Le dossier de Loujain al Hathloul a été transféré au Tribunal pénal spécial en décembre 2020, après que le tribunal pénal eut estimé que son cas « ne relevait pas de sa juridiction ». Le Tribunal pénal spécial est spécialisé dans les affaires liées au terrorisme et ne devrait pas juger ni condamner des militantes et militants pacifiques.

Le 28 décembre 2020, Loujain al Hathloul a été condamnée à une peine de cinq ans et huit mois d’emprisonnement, assortie d’un sursis partiel de deux ans et 10 mois, par le Tribunal pénal spécial.
Le 10 février 2021, Loujain al Hathloul a bénéficié d’une libération conditionnelle. Cependant, elle reste soumise à une mise à l’épreuve et à une interdiction de voyager pendant cinq ans. De plus, elle reste privée d’accès à la justice et à l’établissement des responsabilités pour les actes de torture et de harcèlement auxquels elle dit avoir été soumise en prison pendant les trois premiers mois de sa détention.

Les autorités saoudiennes continuent à détenir arbitrairement sans inculpation et à juger des personnes n’ayant fait qu’exercer pacifiquement leur droit à la liberté d’expression et mener des activités en faveur des droits humains Parmi ces personnes figurent Mohammed al Bajadi, membre fondateur de l’Association saoudienne des droits civils et politiques (ACPRA) et éminent défenseur des droits humains, qui est détenu sans inculpation ni jugement depuis mai 2018, et Salman al Awda, un dignitaire religieux réformiste qui encourt la peine de mort pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions.

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