Écrire L’état continue à décevoir les attentes des personnes recherchant leurs proches

Les autorités de l’État d’Oaxaca se sont abstenues d’adopter un Programme pour la recherche des personnes disparues dans cet État, plus d’un an après sa création par des familles de victimes.

Faute de dispositif approuvé, les initiatives déployées pour retrouver les personnes manquant à l’appel restent fragmentées, désorganisées et inefficaces. Le nombre de personnes dont on ignore le sort a fortement augmenté, passant de 418 en 2022 à 760 en 2025, et la situation dans cet État est critique.

Le retard dans l’approbation du programme constitue une violation des obligations qui incombent à l’État mexicain en vertu du droit international relatif aux droits humains et des normes en la matière, qui soulignent le devoir de garantir des mécanismes de recherche efficaces et de protéger les droits des victimes et de leur famille.

Nous demandons aux autorités d’approuver et de mettre en œuvre ce programme immédiatement.

D’après les chiffres officiels de 2026, 805 personnes sont portées disparues dans l’État d’Oaxaca, au Mexique. Selon des données issues de rapports de la société civile tels que ceux de Red Lupa, les chiffres ont augmenté ces dernières années, passant d’environ 418 cas en 2022 à plus de 700 en 2024–2025, ce qui montre une nette tendance à la hausse. L’État d’Oaxaca est l’un des États du pays où le nombre de disparitions est le plus faible.

Il est cependant possible que ces chiffres soient sous-estimés, étant donné que dans cet État, 69 % de la population s’identifie comme autochtone, 31 % parle une langue autochtone et 4,7 % s’identifie comme afro-mexicaine, et que pour de nombreuses communautés autochtones, l’accès à la justice est pratiquement inexistant, en raison de facteurs tels que la distance, le manque de traducteurs et traductrices au sein des parquets, etc.

Sur la base des informations disponibles, le retard pris dans l’approbation du Programme pour les personnes disparues dans l’État d’Oaxaca constitue une violation de la Loi générale relative aux disparitions forcées (art. 2) et de la Loi relative aux personnes disparues de l’État d’Oaxaca (art. 2, sections IV et V). Ce programme vise à mettre en œuvre des voies d’action et des stratégies de collaboration interinstitutionnelle afin de lutter contre le problème des disparitions forcées dans l’État d’Oaxaca. Il sert de cadre de référence pour la politique de l’État en matière de recherche des personnes disparues, dans le but d’améliorer la capacité des autorités à répondre aux familles, aux groupes de la société civile et à la population d’Oaxaca.

En vertu de traités internationaux, tels que la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et la Convention interaméricaine sur la disparition forcée des personnes, les États sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir, examiner et traiter les disparitions forcées, notamment des actions visant à déterminer le sort ayant été réservé aux victimes et le lieu où elles se trouvent. Ils doivent également adopter des mesures législatives, administratives et judiciaires.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme a par ailleurs souligné que les États doivent renforcer les institutions et les mécanismes chargés de la recherche, de la localisation et de l’identification des personnes disparues, en veillant à ce qu’ils disposent des ressources et de la coordination requises pour déployer des efforts de recherche systématiques et efficaces.

En avril 2026, le Comité des Nations Unies sur les disparitions forcées du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a demandé à l’Assemblée générale des Nations Unies d’examiner la situation des disparitions forcées au Mexique, soulignant les lacunes graves et persistantes en matière de prévention, d’enquêtes et d’efforts de recherche. Cette préoccupation est particulièrement d’actualité dans l’État d’Oaxaca, où la réticence à autoriser et mettre en œuvre un programme de recherche au niveau de l’État a suscité l’inquiétude des familles et des collectifs de recherche.

L’absence d’un mécanisme de recherche pleinement opérationnel et doté de ressources suffisantes compromet la capacité de l’État à retrouver les personnes disparues et à garantir la vérité et la justice, ce qui renforce la nécessité d’adopter en urgence une action institutionnelle immédiate et de respecter les obligations en matière de droits humains.

J'agis

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Monsieur le Gouverneur,

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde inquiétude face au fait que les autorités de l’État d’Oaxaca n’ont pas approuvé et mis en œuvre le Programme pour la recherche des personnes disparues dans l’État d’Oaxaca, plus d’un an après sa création sous l’impulsion de familles de victimes, au prétexte qu’il est actuellement en cours d’évaluation. Les familles ont pourtant organisé plusieurs réunions pour le modifier, et une version finale était déjà en place.

Ce retard semble refléter un grave manque de volonté politique et d’engagement de la part des institutions. Il fragilise encore davantage les droits à la vérité, à la justice et aux réparations, droits qui, dans un État ayant connu une telle augmentation du nombre de personnes disparues au cours de l’année écoulée, sont primordiaux.

Il est alarmant d’apprendre que les familles et les collectifs de l’État d’Oaxaca à la recherche d’un proche dénoncent systématiquement l’absence de dialogue constructif ainsi que les manquements institutionnels persistants qui entravent leurs efforts. En l’absence de ce programme, les mesures mises en place pour retrouver les personnes disparues restent fragmentées, non coordonnées et inefficaces, tandis que des disparitions continuent de se produire.

J’ai la certitude que vous êtes conscient que cette situation grave contrevient aux obligations de l’État mexicain en vertu du droit international relatif aux droits humains et des normes associées, notamment celles mises en avant par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, qui mettent l’accent sur le devoir de garantir des mécanismes de recherche dignes de ce nom et de protéger les droits des victimes et de leur famille.

Je vous exhorte à approuver et à mettre en œuvre sans délai le Programme national pour la recherche des personnes disparues et dont on ne connaît pas le sort ; à garantir le respect intégral des obligations juridiques nationales et internationales ; et à mettre en place des mécanismes efficaces, coordonnés et participatifs qui incluent véritablement les familles des victimes et les collectifs concernés.

Veuillez agréer, Monsieur le Gouverneur, l’expression de ma haute considération.

LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : espagnol Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.


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