Écrire Une défenseure des droits humains continue à manquer à l’appel

La défenseure mexicaine Sandra Domínguez et son mari Alexander Hernández ont disparu le 4 octobre 2024.

Des proches de Sandra Domínguez ont signalé aux autorités que Sandra et Alexander avaient été vus pour la dernière fois à leur domicile, à María Lombardo de Caso, dans la municipalité de San Juan Cotzocón (dans le sud de l’État d’Oaxaca, au Mexique).

Nous demandons aux autorités mexicaines de prendre toutes les mesures nécessaires et de mobiliser toutes les ressources utiles pour retrouver la défenseure Sandra Domínguez vivante, en coordination avec ses proches et avec tous les services responsables des recherches, et de déférer à la justice les responsables présumés de sa disparition.

Sandra Domínguez est une défenseure autochtone ayuuk qui vit dans l’État d’Oaxaca, situé dans le sud du Mexique. Sandra Domínguez est avocate et elle travaille sur des cas de violences contre les femmes. En 2020, elle a dénoncé publiquement un groupe WhatsApp auquel participaient des responsables de l’État d’Oaxaca. Des images à caractère sexuel de femmes autochtones ont circulé dans les conversations de ce groupe. Sandra Domínguez, qui figurait parmi les victimes dont des images ont été partagées, a porté plainte contre l’un des fonctionnaires participant à ces échanges. Les proches de Sandra Domínguez ont signalé la disparition aux autorités le 8 octobre.

Le nombre de personnes manquant à l’appel ou victimes d’une disparition forcée demeure élevé au Mexique. En 2024, la Commission nationale de recherche a enregistré au moins 10 228 nouveaux cas de personnes manquant à l’appel ou disparues. Selon les chiffres officiels, un total de 116 615 personnes ont été portées disparues ou signalées comme victimes de disparition forcée entre 1952 et octobre 2024.

Ces disparitions conduisent les proches, les amis et les communautés des victimes à mener des recherches pour les retrouver. Les proches qui recherchent des personnes disparues ou manquantes sont exposés à de graves risques - disparition forcée, assassinat, répression et menaces, entre autres. Dans le rapport intitulé Searching Without Fear : International Standards for protecting women searchers in the Americas, Amnesty International s’appuie sur le droit international relatif aux droits humains pour affirmer que mener des recherches dans les cas de disparition forcée est un droit.

Étant donné que la plupart des personnes qui mènent des recherches sont des femmes, le rapport rappelle de manière détaillée les obligations internationales qui incombent aux États concernant leur protection contre les dangers, menaces et attaques particuliers auxquels elles sont exposées en tant que femmes.

Action terminée

Toutes les infos
Toutes les actions

Pas un enfant à la rue. Point.

Amnesty International, le CIRÉ, la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, la Ligue des Familles et d’autres organisations soucieuses des droits des personnes migrantes et/ou des droits de (…)

2026 - Amnesty International Belgique N° BCE 0418 308 144 - Crédits - Charte vie privée
Made by Spade + Nursit