Écrire Une demandeuse d’asile guatémaltèque remise en liberté

Andrea Pedro Francisco a été arrêtée le 5 février 2026 par le Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) des États-Unis à Minneapolis, dans le Minnesota. Elle souffre d’un kyste ovarien volumineux qui lui cause des douleurs abdominales extrêmes et présente un risque grave pour sa santé reproductive. EIle n’a reçu aucun traitement médical adapté en détention. Remise en liberté le 4 juin, elle est désormais de retour chez elle avec sa famille, ce qui va lui permettre d’être opérée.

Andrea Pedro-Francisco, citoyenne guatémaltèque ayant déposé une demande d’asile aux États-Unis, a été arrêtée le 5 février 2026 à Minneapolis, dans le Minnesota. Elle a ensuite été transférée au Camp East Montana, centre de détention des services de l’immigration situé à El Paso, au Texas, à plus de 1 800 km de son domicile, ce qui était très inquiétant. En mars, elle a de nouveau été transférée, au centre de traitement des services d’El Paso (EPSPC).

Elle souffre d’un kyste ovarien volumineux qui lui cause des douleurs abdominales extrêmes et présente un risque grave pour sa santé reproductive. Elle a besoin d’une biopsie pour déterminer si son kyste est cancéreux ainsi que d’une opération chirurgicale pour le retirer. Une intervention était programmée le 11 février pour l’ablation de ce kyste, mais son arrestation par l’ICE l’a empêchée.

Andrea était gravement malade lorsqu’elle est arrivée au Camp East Montana et a dû être hospitalisée. Le médecin qui l’a prise en charge a confirmé qu’il fallait qu’elle soit opérée, mais il a déclaré qu’il ne procéderait pas à cette intervention car elle était détenue par les services de l’immigration. Il lui a donc prescrit des médicaments pour traiter ses symptômes, mais elle ne les a jamais obtenus. Pendant sa détention, Andrea a eu extrêmement mal au ventre et en bas du dos, à tel point qu’elle n’arrivait pas à dormir. Elle souffrait également de bouffées de chaleur, de frissons et de vertiges.

Sous le gouvernement de Donald Trump, le recours à la détention liée à l’immigration aux États-Unis a fortement augmenté. En mai 2026, plus de 60 000 personnes étaient détenues par le Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) dans plus de 100 centres à travers les États-Unis. Le renforcement des mesures de contrôle et de détention dans le cadre du plan de l’administration de Donald Trump, visant à expulser au moins un million de personnes hors des États-Unis en 2025, a entraîné une surpopulation et une détérioration des conditions de détention.

En 2026, on dénombre déjà 19 morts en détention sous la garde de l’ICE. En 2025, 31 personnes détenues par l’ICE ont perdu la vie, soit le nombre le plus élevé de décès enregistrés depuis des décennies. L’ICE a adopté des lignes directrices selon lesquelles les personnes entrées aux États-Unis de manière irrégulière ne peuvent prétendre au droit d’obtenir une libération sous caution.

Cela signifie qu’elles sont forcées de rester en détention pendant toute la durée de leur procédure d’expulsion. Cette mesure concerne des personnes ayant déposé une demande d’asile, qui sont désormais détenues jusqu’à ce que leur dossier soit traité.

En vertu du droit international, les personnes en quête d’asile ne doivent pas être sanctionnées pour la manière dont elles sont arrivées dans un pays. Elles ne doivent par ailleurs pas être expulsées avant que leur demande d’asile ait été examinée en bonne et due forme dans le cadre d’une procédure équitable de détermination du statut de réfugié.

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