Brooklyn Rivera était un dirigeant autochtone miskito, un ancien membre de l’Assemblée nationale du Nicaragua et un prisonnier d’opinion. Il était arbitrairement détenu depuis septembre 2023. Pendant la majeure partie de sa détention, les autorités n’ont pas révélé où il se trouvait et il a été privé de contacts réguliers avec sa famille et avec un·e avocat·e de confiance.
Le 28 mai 2026, les autorités nicaraguayennes ont diffusé des images et des informations indiquant qu’il était hospitalisé dans un état critique ; il souffrait de graves problèmes de santé après plus de deux ans de détention. Le 31 mai 2026, les autorités ont annoncé qu’il était mort en détention.
À la suite de l’annonce du décès de Brooklyn Rivera en détention, six personnes ont disparu au Nicaragua après qu’elles eurent cherché à obtenir des informations au sujet de sa dépouille. On ignore toujours où elles se trouvent, et les autorités n’ont fourni aucune information à leurs proches concernant leur sort, leur statut au regard de la loi et leur lieu de détention.
Ces six proches de Brooklyn Rivera auraient disparu à Managua le 31 mai. Il s’agit des personnes suivantes : Jorge Webster Rojas, Alda López Bryan, Jourbes Escobar López, Korny Valle Bushey, Florencia Sarmiento Alejandro et Glenis Criesa Pantin Coleman.
La disparition de ces six personnes s’inscrit dans un contexte de répression croissante au Nicaragua. Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains ont réuni des informations sur des cas de détention arbitraire, de détention au secret, de persécutions contre des détracteurs·trices du gouvernement et d’agressions contre des dirigeant·e·s et des défenseur·e·s autochtones, entre autres violations des droits humains commises au Nicaragua.
Aux termes du droit international relatif aux droits humains, la disparition forcée soustrait les personnes concernées à la protection de la loi et les expose à un risque accru de torture, d’autres mauvais traitements et d’exécution illégale. Les autorités doivent immédiatement révéler le sort réservé à ces six personnes disparues et le lieu où elles se trouvent, prouver qu’elles sont en vie, garantir l’accès à leurs familles et à leurs avocat·e·s, et les libérer immédiatement.