Écrire Un écrivain militant à nouveau arrêté et torturé

Kakwenza Rukirabashaija

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous et envoyez-le par email au Président de la République ougandaise Yoweri Museveni : info@statehouse.go.ug et press@statehouse.go.ug . Mettez en copie l’ambassade d’Ouganda à Bruxelles : contactugandaembassy@gmail.com

Mettez-nous en copie caché (Cci) : action@amnesty.be afin de pouvoir évaluer le nombre d’envois !

Vous pouvez aussi personnaliser votre email avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il arrive dans la boîte de réception du Procureur général. Veillez à ce que votre courrier électronique soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Le 28 décembre 2021, le militant et écrivain Kakwenza Rukirabashaija a été arrêté par des membres armés des services de sécurité. Il a ensuite été détenu au secret durant 13 jours, puis a comparu devant un juge lors d’une audience à huis clos, au cours de laquelle il a dit avoir été torturé en détention. Avant d’être appréhendé, il avait publié sur les réseaux sociaux des vues critiques au sujet du président Yoweri Museveni et du fils de celui-ci.

Les autorités doivent le libérer immédiatement et sans condition, car il est détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression.

L’État ougandais est tenu de respecter et de défendre ce droit, qui protège également l’expression d’idées controversées ou offensantes.

Militant, étudiant en droit et écrivain ougandais, Kakwenza Rukirabashaija est bien connu du grand public pour ses ouvrages Banana Republic et The Greedy Barbarian. Il est également l’auteur d’un billet d’opinion intitulé « Uganda perhaps needs own brand of democracy called ’Musevenocrazy’ ». Dans cet article, il écrit que Yoweri Museveni est le pire président que l’Ouganda ait jamais eu. Kakwenza Rukirabashaija est également un militant politique lié au parti Forum pour le changement démocratique (FCD), et s’est porté candidat au siège de député pour la circonscription de Rubaho pour les élections législatives de janvier 2021. Il a par ailleurs rassemblé des informations sur des cas de violences policières et de personnes tuées par la police au cours de la période de confinement liée au COVID-19 qui a récemment pris fin en Ouganda.

Kakwenza Rukirabashaija a été arrêté en raison de tweets publiés entre le 26 et le 28 décembre 2021 et qui, selon les forces de police ougandaises, visaient à troubler la tranquillité du général Muhoozi Kainerugaba, le fils du président Yoweri Museveni. Dans un de ces tweets, il qualifiait Muhoozi Kainerugaba d’« obèse », de « râleur éméché » et de « râleur borné ». Il avait également tweeté : « les Museveni [c’est-à-dire la famille du président] ont infligé d’immenses souffrances à ce pays ».

Ce n’est pas la première fois que les vues critiques de Kakwenza Rukirabashaija au sujet du président et de son fils lui valent d’être appréhendé et détenu arbitrairement. Il avait été arrêté une première fois en avril 2020 sur la base d’accusations, forgées de toutes pièces, de diffamation et d’infractions liées à l’utilisation d’un ordinateur, pour avoir écrit un livre intitulé The Greedy Barbarian, qui dénonçait la cupidité et la corruption de la famille au pouvoir en Ouganda. Il avait finalement été libéré le 6 mai 2020. Il avait été appréhendé à nouveau le 18 septembre 2020 en raison de son livre Banana Republic, publié en juillet 2020, où il décrivait les actes de torture qui lui avaient été infligés par la Direction générale du renseignement militaire lors de sa détention en avril 2020. Il avait été libéré le 6 mai 2020 et le 21 septembre 2020 après avoir été inculpé de « commission d’un acte susceptible de propager une maladie infectieuse » et d’« incitation à la violence", respectivement.

Le gouvernement ougandais recourt de plus en plus souvent à des pratiques telles que les arrestations et les détentions arbitraires pour harceler, intimider et museler systématiquement celles et ceux qui le critiquent. Les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique des membres de l’opposition politique, des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et des étudiant·e·s font l’objet de nombreuses restrictions, car ces personnes sont considérées comme représentant une menace pour le gouvernement.

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