Écrire Essam Ahmed a été exécuté après un procès manifestement inéquitable

Le 16 décembre 2025, les autorités saoudiennes ont exécuté Essam Ahmed, un pêcheur égyptien, pour des infractions à la législation relative aux stupéfiants.

Les autorités saoudiennes l’ont arrêté en décembre 2021 sur un bateau de pêche entre l’Arabie saoudite et l’Égypte. Essam Ahmed a affirmé qu’il avait été contraint sous la menace d’une arme à transporter de la drogue.

En novembre 2022, la cour pénale de Tabuk l’a condamné à mort pour des infractions non violentes liées aux stupéfiants, à l’issue d’un procès manifestement inique.

Il a déclaré avoir été torturé juste après son arrestation et avoir « avoué » sous la torture être un trafiquant de drogue.

Il n’a pas bénéficié des services d’un avocat lors de son arrestation et pendant toute la période d’enquête.

Les autorités saoudiennes ont exécuté Essam Ahmed, un pêcheur égyptien, le 16 décembre 2025 pour des infractions liées aux stupéfiants. Les autorités saoudiennes l’avaient arrêté en mer entre l’Arabie saoudite et l’Égypte en décembre 2021. Il a affirmé qu’il avait été contraint par un homme le menaçant d’une arme de transporter un colis depuis l’Égypte. Il a déclaré avoir jeté le colis à l’eau avant d’être intercepté par des gardes-frontières saoudiens dans les eaux territoriales égyptiennes. Essam Ahmed a déclaré avoir été emmené dans un centre de détention sur la côte saoudienne après son arrestation. Il a régulièrement été roué de coups pendant trois jours. Il a fini par signer des « aveux » indiquant qu’il avait transporté de la drogue et avait été arrêté dans les eaux territoriales saoudiennes.

Essam Ahmed a été soumis à un procès d’une iniquité flagrante. Il a déclaré au juge qu’il avait été menacé avec une arme à feu en Égypte et contraint à transporter le colis, mais ses déclarations n’ont pas été versées au dossier ni évoquées lors du procès en appel. Selon sa famille, il n’a pas bénéficié des services d’un avocat lors de son arrestation ni pendant l’enquête. Le juge a prononcé une peine capitale dans le cadre du tazir, en dépit du pouvoir discrétionnaire de choisir une autre peine que cela lui conférait.

Le recours à la peine de mort pour des infractions liées aux stupéfiants bafoue le droit international et les normes internationales. Ces dernières années, sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, le nombre des exécutions auxquelles l’Arabie saoudite a procédé ont atteint des chiffres record. En 2024, les 345 exécutions menées ont marqué le nombre le plus élevé d’exécutions enregistré par Amnesty International dans le pays depuis que l’organisation a commencé à recenser les mises à mort en 1990. Environ 35 % de celles-ci - ce qui représente 122 personnes - étaient en relation avec des infractions liées aux stupéfiants.

L’Arabie saoudite est l’un des quatre seuls pays du globe où des exécutions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ont été confirmées en 2024.

Des ressortissant·e·s étrangers sont mis à mort à un rythme effréné pour des infractions liées aux stupéfiants. Les ressortissant·e·s étrangers rencontrent des obstacles supplémentaires pour bénéficier d’un procès équitable en Arabie saoudite, un pays qui n’est pas le leur et dont le système de justice est opaque. Des dizaines d’autres risquent encore d’être exécutés.

Merci à toutes les personnes qui ont envoyé des appels. L’exécution d’Essam Ahmed souligne l’effet dévastateur du recours implacable des autorités saoudiennes à la peine de mort, y compris dans le cas d’infractions non violentes. Amnesty International continuera de faire campagne pour sauver la vie d’autres personnes condamnées à mort.

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