Écrire Il faut annuler la condamnation d’un avocat spécialiste des droits humains

Le 7 janvier, Eron Kiiza, avocat ougandais spécialisé dans la défense des droits humains, a été déclaré coupable d’« outrage à la cour » et condamné à neuf mois de prison par le tribunal militaire de Kampala, parce qu’il avait protesté après qu’on l’a empêché de se rendre dans la partie du tribunal militaire où son client, Kizza Besigye, se voyait signifier son inculpation.

Il a passé 88 jours en détention arbitraire, jusqu’à ce que la Haute Cour d’Ouganda lui accorde une libération sous caution le 4 avril. Lors de son arrestation et avant son transfert au centre de détention, Eron Kiiza a été roué de coups, avant d’être semble-t-il torturé par des soldats.

Il continue à souffrir des traumatismes physiques et mentaux liés à cette épreuve.

Eron Kiiza a formé un recours contre sa condamnation et attend qu’il soit statué sur son appel.

Eron Kiiza est un avocat ougandais défenseur des droits humains et un militant écologiste. Il est cofondateur du cabinet d’avocats Kiiza & Mugisha Advocates et dirige l’Environment Shield Limited, une ONG locale spécialisée dans le climat, les ressources naturelles et la justice environnementale, en tant que composants de la justice sociale.

Il était l’un des avocats représentant Kizza Besigye, opposant politique ougandais et ancien candidat du Forum pour le changement démocratique (FDC) à l’élection présidentielle, qui a été enlevé à Nairobi, au Kenya, début novembre 2024. Kizza Besigye a refait surface le 20 novembre 2024 lorsqu’il a comparu devant un tribunal militaire à Kampala, en Ouganda, où il a été inculpé aux côtés d’un membre du FDC, Haji Obeid Lutale, d’infractions liées à la sécurité et de détention illégale d’armes à feu et de munitions. Il est maintenu en détention provisoire à la prison de sécurité maximale de Luzira, à Kampala, en Ouganda, dans l’attente de son jugement.

Amnesty International demande la libération immédiate de Kizza Besigye, car son enlèvement a constitué une violation flagrante du droit international relatif aux droits humains et de la procédure d’extradition assortie des protections nécessaires à un procès équitable.

Quant à la déclaration de culpabilité et à la condamnation d’Eron Kiiza, son droit à un procès équitable a été bafoué car les charges retenues contre lui ne lui ont pas été lues. Il a également été privé de la possibilité de plaider différemment pour l’un ou l’autre des chefs d’accusation ou de présenter une défense. Il n’a en outre pas été autorisé à désigner d’avocat pour le représenter.

Moins de deux semaines après le début de son incarcération, Eron Kiiza semblait faible et avait perdu beaucoup de poids.

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