Écrire Il faut déterminer où se trouvent les mineurs disparus.

Les corps de 17 mineurs ( hommes et femmes, et non déclarés) portés disparus près d’un gisement aurifère ont été retrouvés par les autorités. Quatre autres personnes au moins sont toujours portées disparues.

La procureure générale du Venezuela a annoncé le 15 mars que les autorités avaient localisé les dépouilles de 17 des 21 mineurs qui travaillaient dans un gisement d’or de la ville de Tumeremo (État de Bolívar, sud-est du pays) et dont on était sans nouvelles depuis le 4 mars. Selon des informations parues dans la presse, les proches des victimes affirment que ce sont 28 personnes qui ont disparu.

La procureure générale a également annoncé qu’un mandat d’arrêt avait été émis à l’encontre de deux auteurs présumés de l’attaque.
Des membres des familles des victimes ont déclaré à la presse qu’ils pensaient que leurs proches avaient été attaqués par un gang souhaitant prendre le contrôle de la mine d’Atenas, où un vaste gisement d’or a récemment été découvert. Des rescapés ont indiqué aux médias que les assaillants avaient abattu les 28 mineurs disparus et avaient démembré leurs corps. Ils auraient alors forcé les rescapés à charger les cadavres dans une camionnette, et les auraient menacés de mort en exigeant qu’ils gardent le silence. Selon ces rescapés, les assaillants faisaient partie du Service bolivarien d’intelligence nationale (SEBIN) et de l’Unité d’enquêtes scientifiques, pénales et criminalistiques (CICPC).

Des journalistes ont affirmé rencontrer des obstacles dans leur travail, notamment pours les contacts avec les familles et les témoins ; ils ont dénoncé aussi un harcèlement de la part des forces de l’ordre depuis l’arrivée de l’armée à Tumeremo le 10 mars dernier. Selon la presse, des familles ont dénoncé dans le passé à plusieurs reprises des disparitions de mineurs dans l’État de Bolívar. Les forces de l’ordre sont accusées de ne pas avoir mené d’enquête sur ces cas.

Selon les estimations officielles, l’État de Bolívar abrite la seconde plus grande réserve d’or au monde. D’autres minerais tels que le coltan, la bauxite et l’aluminium sont également abondants dans la région. Cependant, la majeure partie des activités minières ne sont pas régularisées.

Les autorités ont proposé plusieurs mesures pour lutter contre les activités minières illégales au cours des 10 dernières années. En 2014, le gouvernement du président Nicolás Maduro a reconnu que le pays se devait de réglementer ces activités et a lancé la Commission présidentielle pour la protection, le développement et la promotion intégrale de l’activité minière légale dans la région (Comisión Presidencial para la Protección, el Desarrollo y Promoción Integral de la Actividad Mineral Lícita en la Región). En janvier 2016, le ministère du Pétrole et des Mines a par ailleurs annoncé qu’il veillerait à ce que les forces armées disposent des moyens suffisants pour mettre en œuvre les mesures de lutte contre les irrégularités. Cependant, les activités minières illégales, la montée des gangs armés, la complicité présumée des forces armées dans les activités minières illégales et les affaires d’extorsion dans la région demeurent très préoccupantes.

En 2012, 10 membres des forces armées ont été condamnés à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour le meurtre de six mineurs dans la région appelée La Paragua.

Selon le maire d’El Callao, l’une des 11 municipalités de l’État de Bolívar, 90 meurtres ont été commis en 2015 et la majorité de ceux-ci étaient liés aux activités minières.

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