Écrire Il faut enquêter sur l’empoisonnement d’une journaliste

Le 27 juillet, la journaliste Selma Inocência Marivate a déclaré à Amnesty International qu’elle soupçonne avoir été victime d’un empoisonnement aux métaux lourds au cours d’un voyage professionnel à Maputo, la capitale du Mozambique, en mars 2025.

Peu après son retour en Allemagne, où elle vit et travaille, elle s’est sentie très mal et a par la suite été testée positive à des substances de métaux lourds dans des taux de concentration inexplicables d’un point de vue médical. Selma Inocência Marivate se trouve dans un état critique ; elle suit un traitement intensif visant à éliminer les métaux toxiques présents dans son sang.

Amnesty International demande aux autorités du Mozambique d’enquêter de toute urgence sur son possible empoisonnement et de condamner publiquement les attaques qui ciblent les journalistes.

Au lendemain des élections générales d’octobre 2024 au Mozambique, le pays a connu une vague sans précédent de manifestations contestant les résultats des scrutins et portant des revendications socioéconomiques et politiques ; ces rassemblements se sont heurtés au recours illégal et excessif à la force de la part des forces de sécurité. Cette violente répression aurait fait près de 400 morts, ainsi que des milliers de blessés et de victimes d’arrestations et de détentions arbitraires.

L’enquête d’Amnesty International a conclu que les forces de sécurité ont agi en violation du droit international relatif aux droits humains et des normes en la matière, infligeant des préjudices à des manifestant·e·s, mais aussi à des passant·e·s. Pendant et après cette période de tensions accrues, les opposant·e·s et les journalistes ont été particulièrement pris pour cibles.

En janvier 2025, le journaliste et opposant Arlindo Chissale, 46 ans, a été victime d’une disparition forcée. Personne ne l’a revu depuis le 7 janvier 2025. Des témoins ont raconté à sa famille qu’ils l’avaient vu se faire sortir de force d’un minibus public, rouer de coups, puis embarquer par des individus qui seraient des membres des forces de défense et de sécurité.

Amnesty International a demandé l’ouverture d’une enquête sur sa disparition ; à ce jour, les autorités mozambicaines n’ont toujours pas donné de réponse.

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