Écrire Il faut libérer un journaliste emprisonné pour avoir couvert des manifestations

Kilwe Adan Farah, journaliste indépendant, est détenu dans l’État régional du Puntland, en Somalie, depuis le 27 décembre 2020, date à laquelle il a été arrêté après avoir couvert des manifestations organisées pour dénoncer une mauvaise gestion de la monnaie locale par les autorités.

Il a été inculpé de cinq infractions, notamment de « publication de fausses informations et mise en péril de la réputation de la nation ou de l’État ».

Cinq jours plus tard, le 3 mars, il a été condamné par un tribunal militaire à trois mois d’emprisonnement, bien que le tribunal ait noté qu’aucun élément de preuve n’avait été produit pour étayer les accusations à son encontre.

Les autorités doivent abandonner toutes les charges dénuées de fondement qui pèsent sur Kilwe Adan Farah et le libérer immédiatement et sans condition.

Les autorités de l’État régional du Puntland, en Somalie, ont intensifié les mesures de répression visant les journalistes, les soumettant notamment à des actes d’intimidation et à des arrestations avant les élections présidentielle et législatives. Kilwe Adan Farah et trois autres journalistes - Ahmed Botan Arab, Abdifatah Abdullahi Farah et Ahmed Botan - ont été arrêtés arbitrairement à Garowe, la capitale du Puntland, et à Bosaso, une ville côtière, au cours des deux mois et demi qui viennent de s’écouler, ce qui suscite des craintes pour la liberté des médias dans la région à l’approche des élections, qui ont été reportées.

Amnesty International a déjà fait état de violations du droit à la liberté d’expression et d’atteintes à la liberté des médias dans le centre-sud de la Somalie. À l’heure où le pays se prépare aux élections, il est essentiel que les autorités, tant au niveau régional que fédéral, protègent, promeuvent et respectent la liberté d’expression et la liberté des médias.

J'agis

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Monsieur le Président,

Je vous écris pour vous faire part de mon inquiétude au sujet du maintien en détention du journaliste Kilwe Adan Farah.

Kilwe Adan Farah est un journaliste indépendant qui est détenu dans l’État régional du Puntland, en Somalie, depuis le 27 décembre 2020, date à laquelle il a été arrêté par des agents des services de renseignement du Puntland. La veille, il avait couvert à Garowe, la capitale de cet État, des actions de protestation contre ce que les manifestant·es estimaient être une mauvaise gestion de la monnaie locale par les autorités.

Le 27 février, un tribunal militaire l’a inculpé de cinq infractions, notamment de « publication de fausses informations » et de « mise en péril de la réputation de la nation ou de l’État ».

Le 3 mars, ce même tribunal l’a condamné à trois mois d’emprisonnement sans qu’aucun élément de preuve n’ait été produit pour étayer les accusations à son encontre, comme le tribunal l’a lui-même noté dans son jugement. Le tribunal a invoqué les pouvoirs discrétionnaires dont il dispose, qui lui permettent de placer en détention des personnes considérées comme un « danger pour la sécurité nationale ». Le procureur, qui n’était pas satisfait de cette décision, a fait appel le 4 mars. Kilwe Adan Farah est maintenu en détention à la prison centrale de Garowe.

Kilwe Adan Farah n’est pas le seul à faire face à une telle situation. Les autorités du Puntland ont intensifié leurs attaques contre la liberté des médias en faisant subir à des journalistes des actes d’intimidation, des manœuvres de harcèlement et des arrestations arbitraires à l’approche des élections présidentielle et législatives. La condamnation de Kilwe Adan Farah – sur la base de charges dénuées de fondement et motivées par des considérations politiques – s’inscrit dans une démarche visant à le réduire au silence et à dissuader cet homme et les autres journalistes d’accomplir leur travail essentiel, en violation de leur droit à la liberté d’expression. La décision de faire juger cet homme, civil et journaliste, par un tribunal militaire constitue également une violation du droit international relatif aux droits humains.

À la lumière de ce qui précède, je vous prie instamment d’abandonner toutes les charges dénuées de fondement qui pèsent sur Kilwe Adan Farah et de le libérer immédiatement et sans condition Je vous appelle également à vous abstenir de harceler et d’intimider d’autres journalistes, notamment en les soumettant à des procès militaires en violation du droit international relatif aux droits humains.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération,

LANGUE(S) À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : anglais


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