Écrire Il faut prodiguer des soins médicaux urgents à un détenu

Mikhaïl (« Mike ») Lochtchinine, ressortissant russo-belge, a été arrêté arbitrairement en Russie le 1er juillet 2025 alors qu’il tentait d’entrer dans le pays pour rendre visite à son père, en mauvaise santé.

Mikhaïl Lochtchinine comparaît en justice pour des accusations forgées de toutes pièces de « haute trahison », découlant d’une conversation avec son ex-petite amie ukrainienne qui lui avait demandé une aide financière pour des besoins personnels.

Il est incarcéré dans des conditions inhumaines et dégradantes. Son état de santé s’est détérioré et il a perdu la vision d’un œil.

Les autorités russes doivent libérer Mikhaïl Lochtchinine immédiatement, lui permettre de recevoir les soins adéquats et abandonner les charges retenues contre lui.

Mikhaïl Lochtchinine (alias « Mike ») vit dans l’Union européenne (UE) depuis plus de 25 ans. Il a la nationalité belge et a également vécu en Allemagne et travaillé au Luxembourg dans une société d’informatique. En plus de son travail, il est activement impliqué dans diverses organisations caritatives et associations professionnelles, participe à des projets culturels, entre autres de théâtre et de musique, et est passionné de moto.

D’après plusieurs publications parues dans les médias, le 1er juillet 2025, alors qu’il se rendait en Russie à moto pour aller voir son père, il a été arrêté arbitrairement par les garde-frontières russes au poste entre la Lettonie et la Russie. Le 4 juillet, il a appelé sa mère pour l’informer qu’il était retenu dans un hôtel à Pytalovo, dans la région de Pskov. Sa famille a embauché un avocat qui lui a rendu visite le 1er août. Le lendemain, Mikhaïl Lochtchinine aurait été conduit par des hommes non identifiés, qui seraient des agents des forces de l’odre en civil, dan un lieu tenu secret.

Son avocat a commencé à le rechercher et a finalement reçu une lettre du Comité d’enquête du département militaire en date du 7 août, expliquant que son client était détenu au centre SIZO-2 à Staryi Oskol, dans la région de Belgorod, à plus de 1 000 kilomètres au sud de l’endroit où il avait été initialement placé en détention.

Lorsque son avocat est allé le voir, on lui a dit que son client n’était pas là. Le 21 août, Mikhaïl Lochtchinine a appelé sa famille pour leur dire qu’il était désormais incarcéré au SIZO-1 à Pskov et qu’il avait été inculpé de haute trahison.

Selon les informations disponibles, ces accusations découlent d’une conversation que Mikhaïl Lochtchinine a eue avec son ex-petite amie ukrainienne, qui lui demandait une petit aide financière pour ses besoins personnels. Mikhaïl Lochtchinine comparaît actuellement en justice dans le cadre d’un procès à huis clos, devant le tribunal municipal de Pskov.

S’il est reconnu coupable, il est passible d’une peine d’emprisonnement comprise entre 12 ans et la perpétuité. Il est à craindre que les normes d’équité des procès ne soient pas respectées.

D’après le récit des événements de Mikhaïl Lochtchinine, qu’il a livré à un journaliste, lorsqu’il se trouvait au SIZO-2 à Staryi Oskol, il a été soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements.

Tout en sachant qu’il souffre d’une très forte myopie, les autorités pénitentiaires lui ont retiré ses lunettes, ce qui signifie qu’il voyait très mal. Par la suite, sans doute du fait des mauvais traitements, l’une de ses rétines a commencé à se dégrader et il a perdu la vision d’un œil. Son avocat a déposé une requête pour un examen médical et, en février 2026, le tribunal a ordonné qu’il soit réalisé dans un hôpital local. Cependant, il n’était pas satisfaisant.

En mars 2026, le tribunal l’a autorisé à passer un scanner dans un hôpital privé. Toutefois, il n’a pas encore été réalisé. Alors que le procès de Mikhaïl Lochtchinine touche à sa fin, il pourrait être transféré vers une autre région et devra alors refaire une demande pour passer un scanner et d’autres examens. Il est important que le scanner soit réalisé d’urgence et qu’il reçoive les soins médicaux appropriés dès que possible.

Depuis le début de la guerre d’agression contre l’Ukraine, les ONG russes de défense des droits humains constatent une multiplication des poursuites pénales pour « haute trahison » (article 275 du Code pénal), « espionnage » (article 276), « collaboration confidentielle avec des étrangers » (article 275.1) et « aide à l’ennemi » (article 276.1).

Selon l’ONG russe First Department, plus de 1 000 personnes ont été condamnées sur la base de ces accusations depuis le début de la guerre, dont au moins 468 en 2025.

Fin 2025, au moins 420 personnes faisaient l’objet d’une enquête et 179 attendaient leur procès. Aucun acquittement n’a été prononcé pour les personnes accusées de ce type d’infractions.

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