Écrire Un journaliste a été enlevé, agressé et menacé

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous dans le cadre bleu/gris, et envoyez-le au Premier ministre du Royaume du Lesotho, Hon. Samuel Ntsokoane Matekane, à l’adresse suivante : contact.centre@gov.ls, ainsi qu’à l’ambassade du Royaume du Lesotho en Belgique : embassy@lesothobrussels.be.

Vous pouvez aussi personnaliser votre courrier avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il parvienne aux destinataires. Veillez à ce que votre courrier soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Pour que nous puissions faire un suivi des actions, merci de mettre action@amnesty.be en copie cachée (Cci) de votre mail.

Le 5 septembre, Kananelo Boloetse - journaliste et défenseur des droits humains - a été enlevé à son domicile à Maseru, la capitale du Lesotho, questionné au sujet de son travail journalistique et de son action en faveur des droits humains, puis agressé et menacé de mort.

Il a été abandonné, grièvement blessé, à 24 kilomètres de là.

Les autorités du Lesotho doivent assurer en urgence la sécurité de Kananelo Boloetse, mener une enquête approfondie, indépendante et impartiale dans les meilleurs délais, et veiller à ce que toute personne soupçonnée d’être pénalement responsable soit traduite en justice dans le cadre d’une procédure équitable.

Kananelo Boloetse est un journaliste, défenseur des droits humains et ancien président de MISA Lesotho, organisation régionale pour la liberté de la presse, qui œuvre à la promotion et la défense de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et de l’accès à l’information, et à la protection des journalistes à travers l’Afrique australe. Il travaille aussi avec Section 2 - Advocates for the Supremacy of the Constitution, une organisation civique travaillant sur la démocratie constitutionnelle, la liberté d’expression et l’espace civique.

Après son agression, Kananelo Boloetse a été soigné à l’hôpital et a plus tard pu rentrer chez lui. Newsday Media a indiqué qu’une Toyota Starlet de couleur argentée aurait été vue roulant de manière répétée le long de la rue de Kananelo Boloetse, et s’est garée en face de chez lui quelques heures avant son enlèvement, ce qui fait craindre qu’il ait été sous surveillance. L’identité et l’affiliation des passagers de ce véhicule restent inconnues.

L’affaire de Kananelo Boloetse survient sur fond de préoccupations plus larges en matière de droits humains au Lesotho, relatives à la torture et aux autres formes de mauvais traitements, au recours illégal à la force et à l’obligation pour les services de sécurité de rendre des comptes pour leurs abus présumés.

Lors de son Examen périodique universel de 2025, le Lesotho a accepté des recommandations portant sur la prévention de la torture et d’autres formes de mauvais traitements, l’établissement des responsabilités pour les violations commises par les forces de sécurité, et la protection de la liberté d’expression et des journalistes.

Amnesty International demande par ailleurs aux autorités d’enquêter sur les allégations de torture, d’autres formes de mauvais traitements et d’homicides illégaux attribués à la police et aux forces de défense du Lesotho, et de renforcer le contrôle indépendant du secteur de la sécurité.

J'agis

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Monsieur le Premier ministre,

Je vous écris afin d’exprimer mes vives craintes pour la sécurité de Kananelo Boloetse, journaliste et défenseur des droits humains, après qu’il a semble-t-il été victime d’enlèvement, d’agression et de menaces de mort le 5 septembre 2026.

Le 5 septembre, vers 19 heures, trois hommes armés ont enlevé Kananelo Boloetse, à son domicile de Katlehong, à Maseru, la capitale du Lesotho. Ils l’ont maîtrisé, lui ont mis des menottes aux poignets et du ruban adhésif épais sur la bouche, avant de le faire monter à bord d’un véhicule. Ils l’ont questionné à propos de son travail de journaliste et de son action de défense des droits humains, et l’ont agressé.

Durant cette agression, ils ont menacé de le tuer si les médias relayaient ce qui était arrivé. Il a été abandonné, grièvement blessé, à Thaba-Bosiu, un village à 24 kilomètres de Maseru. Le même soir, il a marché jusqu’à une route voisine, où il a été secouru par un conducteur. Des photos rendues publiques après l’agression montrent des blessures lui couvrant le dos, résultant selon lui des coups lui ayant été infligés.

Le 5 septembre, Kananelo Boloetse a porté plainte au poste de police central de Maseru. Aucune arrestation n’a cependant été annoncée à ce jour, et l’affaire continue à faire l’objet d’une enquête.

L’enlèvement, l’agression et les menaces de mort dont il a été victime continuent donc à susciter de graves inquiétudes pour la sécurité de Kananelo Boloetse. Les agresseurs savaient où il vivait, et des activités suspectes ont été observées près de sa résidence avant son enlèvement. Il reste en danger imminent d’être de nouveau attaqué et blessé.

Les journalistes et défenseur·e·es des droits humains doivent pouvoir accomplir leur travail sans avoir à craindre agressions, actes d’intimidation et représailles.

Compte tenu de ce qui précède, je vous demande de veiller à ce que les mesures effectives ci-après soient immédiatement mises en œuvre, en consultation avec Kananelo Boloetse, afin qu’il soit protégé contre de nouvelles menaces, manœuvres d’intimidation ou agressions :

• Garantir qu’une enquête approfondie, indépendante et impartiale soit menée dans les meilleurs délais sur l’enlèvement, l’agression et les menaces de mort dont il a été victime, et que les personnes soupçonnées d’être pénalement responsables soient traduites en justice dans le cadre de procès équitables ;
• Faire en sorte que les journalistes et défenseur·e·s des droits humains au Lesotho puissent effectuer leur travail librement et en sécurité, sans faire l’objet de violences, d’intimidations ou de représailles.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma haute considération.

LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : anglais
Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.


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