Écrire Des journalistes relâchés à la faveur d’une grâce présidentielle

Le 22 octobre 2019, quatre journalistes burundais – Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi – ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient dans la province de Bubanza pour couvrir des affrontements signalés dans la région entre les forces de sécurité et un groupe armé.

Alors qu’ils avaient initialement été inculpés de « complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État », ils ont finalement été déclarés coupables de « tentative impossible d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État », une infraction pénale de moindre gravité.

Ils ont été remis en liberté le 24 décembre 2020, ayant la veille été graciés par le président burundais.

Le 24 décembre 2020, les quatre journalistes travaillant pour le média indépendant Iwacu ont été remis en liberté à la faveur de la grâce présidentielle qui leur a été accordée alors qu’ils étaient emprisonnés depuis 14 mois. Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi ont été arrêtés le 22 octobre 2019 dans la province de Bubanza (dans le nord-ouest du Burundi), où ils étaient allés enquêter sur des informations faisant état d’affrontements entre les forces de sécurité et un groupe armé. Avant d’entreprendre le voyage, ils avaient informé les autorités provinciales de leur intention de se rendre dans cette région. Ils ont par la suite été inculpés de « complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Le 30 janvier 2020, ils ont été déclarés coupables de « tentative impossible d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État », une infraction pénale de moindre gravité, et condamnés à deux ans et demi d’emprisonnement et à un million de francs burundais (environ 525 dollars) d’amende chacun.

Lors du procès, le ministère public n’a produit aucun élément prouvant que les journalistes aient été en contact avec un quelconque groupe armé. Ils ont été déclarés coupables en violation de la Constitution du Burundi et des garanties internationales relatives à la liberté d’expression.

Iwacu est l’un des derniers médias privés qui poursuit encore ses activités au Burundi. Des centaines de journalistes et de défenseur·e·s des droits humains ont fui le pays depuis le début de la crise politique qui a été déclenchée par la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat en 2015, et celles et ceux qui travaillent toujours dans le pays sont souvent victimes de menaces et de harcèlement.

Dans notre action, nous avons ciblé l’actuel président Evariste Ndayishimiye. Nous avons la certitude que le travail de campagne d’Amnesty International, ainsi que les actions entreprises par d’autres organisations nationales, régionales et internationales, ont contribué à ce qu’il gracie les quatre journalistes.

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