Écrire Un médecin en danger de mort en détention après sa condamnation

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous dans le cadre bleu/gris et envoyez-le au Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye : presidence@burundi.gov.bi .
Envoyez le modèle de lettre ensuite à l’ambassade de la République du Burundi par email : ambassade.burundi@gmail.com .

Vous pouvez aussi personnaliser votre courrier avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il parvienne aux destinataires. Veillez à ce que votre courrier soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Pour que nous puissions faire un suivi des actions, merci de mettre action@amnesty.be en copie cachée (Cci) de votre mail.

Le 16 septembre 2025, la cour d’appel de Muha, à Bujumbura (Burundi), a confirmé la condamnation à 20 ans de réclusion prononcée contre Christophe Sahabo, médecin, par la haute cour de Muha en février 2025.

La santé du Dr Sahabo continue de se détériorer en prison. Selon sa famille, il se voit pourtant toujours refuser l’accès aux soins médicaux dont il a besoin.

Amnesty International demande aux autorités burundaises de garantir que le droit de Christophe Sahabo à la santé soit protégé et garanti, en lui accordant un accès immédiat aux soins médicaux requis.

Le Dr Christophe Sahabo, qui était le directeur général du Kira Hospital, à Bujumbura (Burundi), a été arrêté en avril 2022, en même temps que Jean-David Pillot, qui était le président du conseil d’administration de l’hôpital. Ce dernier a été libéré après une nuit en détention, mais Christophe Sahabo a été détenu plusieurs jours sans pouvoir communiquer avec sa famille et les avocat·e·s de son choix. Il a été détenu par le Service national de renseignement pendant plus de 30 jours avant d’être présenté devant un magistrat et transféré à la prison de Mpimba.

Le 29 septembre 2022, il a été transféré à la prison de Ruyigi, située à environ 160 kilomètres de Bujumbura, où son dossier est traité par la justice.

Selon sa famille et ses avocats, il a subi des pressions et a été contraint à démissionner de ses fonctions au Kira Hospital en raison d’accusations sans fondement de fraude, de blanchiment d’argent et de faux et usage de faux. Un contrôle financier récent, demandé par la direction intérimaire de l’hôpital, n’avait fait apparaître aucune faute de la part de Christophe Sahabo.

Le 27 septembre 2022, son frère et son avocate ont été arrêtés et accusés par le procureur général d’avoir falsifié le compte rendu de l’assemblée générale du Kira Hospital rétablissant Christophe Sahabo dans ses fonctions de directeur ; ils ont tous deux été remis en liberté le 7 octobre 2022 après que l’avocate s’est retirée de l’affaire.

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