Le Dr Christophe Sahabo, qui était le directeur général du Kira Hospital, à Bujumbura (Burundi), a été arrêté en avril 2022, en même temps que Jean-David Pillot, qui était le président du conseil d’administration de l’hôpital. Ce dernier a été libéré après une nuit en détention, mais Christophe Sahabo a été détenu plusieurs jours sans pouvoir communiquer avec sa famille et les avocat·e·s de son choix. Il a été détenu par le Service national de renseignement pendant plus de 30 jours avant d’être présenté devant un magistrat et transféré à la prison de Mpimba.
Le 29 septembre 2022, il a été transféré à la prison de Ruyigi, située à environ 160 kilomètres de Bujumbura, où son dossier est traité par la justice.
Selon sa famille et ses avocats, il a subi des pressions et a été contraint à démissionner de ses fonctions au Kira Hospital en raison d’accusations sans fondement de fraude, de blanchiment d’argent et de faux et usage de faux. Un contrôle financier récent, demandé par la direction intérimaire de l’hôpital, n’avait fait apparaître aucune faute de la part de Christophe Sahabo.
Le 27 septembre 2022, son frère et son avocate ont été arrêtés et accusés par le procureur général d’avoir falsifié le compte rendu de l’assemblée générale du Kira Hospital rétablissant Christophe Sahabo dans ses fonctions de directeur ; ils ont tous deux été remis en liberté le 7 octobre 2022 après que l’avocate s’est retirée de l’affaire.