Écrire Un nouveau membre de l’opposition politique placé en détention

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous dans le cadre bleu/gris et envoyez-le à Jack Jacob Mwiimbu, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité nationale via son office : info@cabinet.gov.zm, ainsi qu’à l’ambassade de la République de Zambie en Belgique : info@zebru.org ou brussels@grz.gov.zm.

Vous pouvez aussi personnaliser votre courrier avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il parvienne aux destinataires. Veillez à ce que votre courrier soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Pour que nous puissions faire un suivi des actions, merci de mettre action@amnesty.be en copie cachée (Cci) de votre mail.

Le 14 août, George Chisanga, membre de l’opposition, a été arrêté lors d’une opération de sécurité menée dans une propriété liée à Brian Mundubile, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle, à Kabulonga, près de Lusaka.

George Chisanga, membre du parti politique Alliance Tonse-Pamodzi, a été arrêté aux côtés de deux membres d’un autre parti d’opposition, le Parti de la réconciliation nationale pour l’unité et la prospérité (NRPUP), tandis que Mutotwe Kafwaya, ancien ministre et membre du NRPUP, a été tué par balle au cours de cette même opération de sécurité.

George Chisanga est actuellement détenu sans inculpation à la prison de haute sécurité de Kabwe.

Les autorités zambiennes doivent libérer immédiatement George Chisanga, car il est détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits humains.

Le 14 août, les autorités zambiennes ont effectué une descente dans une propriété liée à un membre d’un parti politique d’opposition de Kabulonga, à Lusaka, la capitale, dans le cadre de ce qu’elles ont décrit comme une « opération de sécurité » visant à déjouer un complot insurrectionnel.

Au cours de cette opération, quatre personnes - dont George Chisanga, de l’Alliance Tonse-Pamodzi, et d’autres membres du NRPUP - ont été arrêtées, tandis que selon des témoignages, Mutotwe Kafwaya, membre de l’Alliance Tonse-Pamodzi, qui soutient le NRPUP, a été atteint par deux balles tirées par les forces de sécurité de l’État. On ignorait ce qui était advenu de lui et où il se trouvait jusqu’à ce que les autorités annoncent son décès le 19 août, cinq jours plus tard.

La descente de Kabulonga s’est déroulée dans un contexte de restriction générale de l’espace civique et de répression à l’égard des membres de l’opposition avant, pendant et après les élections générales de 2026 en Zambie. Entre fin juillet et mi-août, plusieurs figures et sympathisants de l’opposition, dont Kennedy Kamba, Harry (Valden) Findlay, Moses Ng’andwe, Felix Mangani Phiri, Winston Ngosa et Sebastian Kopulande, ont été arrêtés lors d’opérations distinctes à Lusaka.

La police a déclaré que certains suspects faisaient l’objet d’enquêtes depuis des années ; les arrestations ont pourtant été effectuées pendant la période électorale, alors que les enquêtes sont semble-t-il toujours en cours, ce qui soulève des inquiétudes plus larges concernant la détention arbitraire et l’absence de garanties procédurales, ainsi que des violations des normes internationales relatives à l’équité des procès.

J'agis

Monsieur le Ministre,

Je vous écris pour vous faire part de mon inquiétude concernant la détention arbitraire de George Chisanga, ancien député et membre du parti d’opposition Alliance Tonse-Pamodzi.

Le 14 août, George Chisanga a été arrêté lors d’une opération de sécurité menée dans une propriété liée à Brian Mundubile, candidat de l’opposition à la présidence, à Lusaka, la capitale. George Chisanga a été arrêté en même temps que deux membres d’un autre parti d’opposition, le Parti de réconciliation nationale pour l’unité et la prospérité (NRPUP). Au cours de cette opération, une troisième personne, Mutotwe Kafwaya, membre de l’Alliance Tonse-Pamodzi, a été abattue par les forces de sécurité de l’État.

Après son arrestation, les autorités ont affirmé ne pas connaître le lieu où il se trouvait, jusqu’à ce que sa famille le retrouve au commissariat de Chelstone, à Lusaka, le lendemain. La famille de George Chisanga s’est d’abord vu refuser le droit de lui rendre visite.

Il est particulièrement préoccupant que George Chisanga soit maintenu en détention sans avoir été inculpé, et qu’il n’ait pas encore été présenté devant un tribunal. En vertu du droit international relatif aux droits humains, toute personne arrêtée doit être informée, au moment de son arrestation, des motifs de celle-ci, pouvoir immédiatement s’entretenir avec un avocat et sa famille, être présentée dans les meilleurs délais devant un tribunal indépendant et impartial, et être notifiée des infractions pénales reconnues qu’on lui reproche.

Les pouvoirs dont disposent les autorités zambiennes pour enquêter et, lorsqu’il existe des preuves suffisantes, poursuivre les auteurs présumés d’infractions pénales reconnues par le droit, notamment celles liées à la sécurité nationale, doivent être exercés dans le respect des obligations de la Zambie au titre du droit international relatif aux droits humains. La sécurité nationale ne peut servir de justification à une détention arbitraire ni à la restriction de l’exercice légitime des droits humains, notamment les droits à la liberté d’expression et d’association.

Compte tenu de ce qui précède, je demande aux autorités zambiennes de libérer immédiatement George Kangwa Chisanga, car il semble être détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits fondamentaux. En attendant sa libération, les autorités doivent veiller à ce qu’il puisse rencontrer ses avocats sans restriction et en toute confidentialité, et à ce qu’il puisse voir sa famille.

Je vous exhorte à mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires, et à veiller à ce que la justice pénale et les lois relatives à la sécurité nationale ne soient pas utilisées à mauvais escient dans le but de menacer, punir ou réduire au silence des opposant·e·s politiques et d’autres personnes exerçant leurs droits humains de manière pacifique.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : anglais
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