Jiand Baloch, militant étudiant et président de l’Organisation des étudiants baloutches (BSO), avait été emmené de force de son domicile le 24 juillet 2026. Des agents des forces de l’ordre s’étaient introduits à son domicile, avaient agressé physiquement des membres de sa famille, fouillé les lieux et emmené Jiand Baloch sans fournir aucun motif juridique justifiant sa détention.
À la suite de son enlèvement, sa famille n’a reçu aucune information quant au lieu où il se trouvait et les responsables de la police locale ont refusé d’enregistrer une plainte pénale concernant son kidnapping. Il a été maintenu en détention pendant 11 jours. Au cours des deux premiers jours de sa disparition, il a déclaré avoir été soumis à la torture, notamment à des décharges électriques. Il a été remis en liberté le 3 août, date à laquelle il est rentré chez lui.
C’est la troisième fois que Jiand Baloch était victime d’une disparition forcée. La première fois, en novembre 2018, avec son père et son jeune frère : il avait été relâché au bout de neuf mois, mais son frère, âgé de 15 ans à ce moment-là, avait été inculpé en vertu de la loi antiterroriste de 1997 et se trouve toujours en détention. Puis la deuxième fois en 2024, alors qu’il faisait campagne pour le mouvement Baloch Raji Machi (Rassemblement national baloutche) ; il avait été libéré un mois plus tard.
Jiand Baloch salue la campagne menée en faveur de sa libération et remercie toutes les personnes qui se sont mobilisées pour obtenir son retour. Puisqu’il est rentré, aucune action supplémentaire n’est requise pour cette situation.
Jiand Baloch estime que ce qui lui est arrivé est très courant dans la province du Baloutchistan au Pakistan, et engage les sympathisants à continuer de faire entendre leurs voix en faveur des nombreux autres cas de disparitions forcées.