Écrire Militants frappés et incarcérés pour avoir manifesté

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous au Gouverneur de l’État de Kogi, Alhaji Yahaya Bello, en allant remplir un formulaire en ligne (l’adresse email semble avoir été désactivée) : https://www.kogistate.gov.ng/get-in-touch/ et en envoyant un email à l’ambassade Nigéria à Bruxelles : info@nigeriabrussels.eu
Mettez-nous en copie caché (Cci) : action@amnesty.be afin de pouvoir évaluer le nombre d’envois !

Vous pouvez personnaliser votre email avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il arrive dans la boîte de réception du gouverneur. Veillez à ce que votre courrier électronique soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Les militants Larry Emmanuel et Victor Anene Udoka sont détenus de façon illégale depuis le 5 avril. Ils ont été agressés physiquement et torturés par des hommes non identifiés le 5 avril alors qu’ils manifestaient pacifiquement contre la corruption, et la situation alarmante des droits humains au Nigeria, et qu’ils distribuaient des affiches qui ont été considérées comme une critique du président nigérian.

Plusieurs jours après, ils ont été remis à la police, puis transférés dans le Centre correctionnel du Nigeria, situé dans l’État de Kogi, dans le centre-nord du pays, où ils sont actuellement incarcérés.

Les deux militants sont détenus uniquement parce qu’ils ont exercé pacifiquement leur droit de manifester et d’exprimer leurs opinions. Ils doivent être libérés immédiatement et sans condition.

Au Nigeria, le droit à la liberté d’expression est menacé. La jeune génération nigériane recourt à la protestation pacifique afin de demander justice pour les violences policières, les pratiques d’extorsion et les exécutions extrajudiciaires, mais les autorités continuent de réagir en utilisant la violence. Les militant·e·s des droits civils, les défenseur·e·s des droits humains et la société civile n’ont à présent plus beaucoup d’autres moyens pour s’exprimer et demander au gouvernement de répondre de ses agissements. Les personnes qui tentent d’exercer leur droit de manifester pacifiquement dans la rue d’exposent au risque d’être arrêtées, incarcérées et torturées et de faire l’objet d’accusations forgées de toutes pièces.

Ces derniers mois, on a assisté à la répression des personnes manifestant de façon pacifique à travers le pays dans le cadre du mouvement #EndSARS. En octobre 2020, au moins 12 personnes ont été tuées, et plusieurs autres blessées à la barrière de péage de Lekki et à Alausa, quand les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestant·e·s EndSARS. Au lieu de traduire les responsables présumés en justice et d’accorder la priorité à une véritable réforme de la police, les autorités nigérianes ont abusé de leurs pouvoirs en soumettant les personnes qui soutenaient les manifestations à des campagnes d’intimidation, de harcèlement et de dénigrement.

Le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution nigériane de 1999 (telle que modifiée), et par les traités relatifs aux droits humains auxquels le Nigeria est État partie, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

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