PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS
Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits humains,
Je vous écris au sujet de Serrote José de Oliveira, également connu sous le nom de « général Nila », qui est un militant et le dirigeant du mouvement UNTRA (Union nationale pour la révolution totale de l’Angola).
Comme vous le savez peut-être, le général Nila a été arrêté le 28 juillet 2025 alors qu’il se rendait à l’hôpital pour rendre visite à un proche. Il s’exprimait en direct sur TikTok et encourageait les gens à rester chez eux pendant la grève des chauffeurs de taxi.
Des témoignages, confirmés par la suite par le général Nila, indiquent que deux hommes en civil, soupçonnés d’être liés au Service des enquêtes criminelles, se sont approchés de lui et ont tiré plusieurs coups de feu en direction de ses jambes. Deux balles l’ont touché. L’une a traversé son corps et l’autre y est toujours logée à ce jour. Malgré une décision de justice ordonnant son transfert vers un hôpital pénitentiaire, il n’a pas reçu de soins médicaux adéquats.
Le général Nila a passé près de 12 mois en détention provisoire, et son avocat s’est vu refuser l’accès au dossier pendant près d’un an. Sa détention était fondée sur l’article 4 de la loi relative au vandalisme, qui a été déclarée inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle le 4 décembre 2025.
J’ai certes accueilli avec beaucoup de soulagement la nouvelle de sa libération, intervenue le 23 juillet 2026 à la suite de la décision de la Cour d’appel de Luanda qui a estimé que les conditions juridiques pour sa détention n’étaient pas remplies, mais il est toutefois préoccupant de constater que les poursuites engagées contre lui sont toujours en cours.
De plus, il est soumis à de sévères restrictions, telles que l’obligation de se présenter aux autorités tous les 15 jours et l’interdiction de quitter l’Angola. Plusieurs droits du général Nila ont été violés au cours de l’année écoulée.
Je vous exhorte donc, ainsi que votre gouvernement, à veiller à ce que les poursuites pénales engagées contre le général Nila soient immédiatement abandonnées et à ce que toutes les restrictions dont il fait l’objet soient levées. Les autorités ne doivent pas continuer à utiliser à mauvais escient le système pénal pour s’en prendre à lui et pour le harceler en raison de son militantisme.
Elles doivent par ailleurs veiller à ce qu’il bénéficie de soins médicaux appropriés, ait accès à la justice et à des recours effectifs, et à ce qu’une enquête indépendante, impartiale, transparente et efficace soit menée dans les meilleurs délais sur les coups de feu tirés sur lui, afin que toute personne soupçonnée d’en être responsable soit déférée à la justice.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : Portugais, anglais
Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.