Écrire Des prisonniers exposés à un risque de torture et de mauvais traitements

Les 5 et 6 juillet, des violences au sein de la prison de Negombo, dans l’ouest du Sri Lanka, ont fait au moins 28 morts, dont au moins sept agents pénitentiaires.

Après ces événements, il a été déclaré que la prison de Negombo était une scène de crime, et des centaines de détenus ont été transférés vers différents centres de détention du Sri Lanka.

Le 8 juillet, des médias locaux ont fait état du décès d’un détenu transféré à la prison de haute sécurité de Boossa, à la suite d’une « maladie soudaine ».

Le même jour, un autre détenu transféré à la prison d’Agunukolapelessa est également décédé.

Des organisations sri-lankaises de défense des droits humains ont fait part de leurs craintes que les détenus transférés aient été victimes d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements.

Amnesty International s’inquiète du risque de torture, de mauvais traitements, d’actes de vengeance et de violences en représailles contre les détenus transférés, et appelle les autorités à garantir leur protection et à enquêter sur les décès survenus en détention, ainsi que sur toutes les allégations de torture et d’autres formes de mauvais traitements.

Le Sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture avait tiré la sonnette d’alarme après sa deuxième mission dans le pays, quelques semaines seulement avant l’épisode survenu en juin 2026, concernant la durée excessive de la détention provisoire, la surpopulation et les conditions inadéquates dans les établissements pénitentiaires et autres lieux de privation de liberté.

Le 6 juillet, le gouvernement sri-lankais a annoncé qu’une commission composée de trois personnes mènerait une enquête sur les violences survenues à la prison de Negombo.

La Commission des droits humains du Sri Lanka (HRCSL) a exprimé son inquiétude face aux actes de torture et autres mauvais traitements qui auraient été infligés aux détenus, et a publié une déclaration demandant au directeur de l’administration pénitentiaire de protéger les détenus et de veiller à ce que la Commission puisse accéder aux lieux de détention.
Une unité d’intervention rapide de la HRCSL qui s’est rendue à la prison de Welikada dans la nuit du 7 juillet s’en est vu refuser l’accès.

Lien vers la réaction d’Amnesty International : https://www.amnesty.org/en/latest/news/2026/07/sri-lanka-deaths-of-transferred-negombo-prisoners-following-clashes-must-be-urgently-investigated/

J'agis

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Monsieur le Ministre,

Je vous écris au sujet des informations choquantes selon lesquelles au moins deux détenus sont morts à la suite de leur transfert depuis la prison de Negombo, ainsi que d’allégations de torture et d’autres formes de mauvais traitements contre des prisonniers transférés après les affrontements survenus à la prison de Negombo les 5 et 6 juillet, qui ont mené à la mort tragique d’au moins 28 personnes, dont au moins sept membres du personnel pénitentiaire.

Le 8 juillet, des médias locaux ont fait état du décès d’un détenu transféré à la prison de haute sécurité de Boossa, à la suite d’un « maladie soudaine ». Le même jour, un autre détenu transféré à la prison d’Agunukolapelessa est également décédé. Le Comité pour la protection des droits des prisonniers a affirmé que les détenus transférés avaient également été victimes de torture et d’autres mauvais traitements - une préoccupation également soulevée par la Commission des droits humains du Sri Lanka.

Les proches des détenus de la prison de Negombo n’ont par ailleurs pas pu obtenir d’informations de la part des autorités pénitentiaires concernant le sort réservé à leurs proches après leur transfert.

À la suite d’une cérémonie funéraire officielle organisée à la prison de Welikada en hommage aux agents pénitentiaires décédés, Amnesty International a reçu des informations selon lesquelles les tensions sont vives au sein du personnel pénitentiaire, ce qui fait craindre des actes de torture, des mauvais traitements, des actes de vengeance et des violences en représailles contre des détenus transférés.

Ces événements soulignent la nécessité de remédier en urgence aux défaillances structurelles de longue date au sein du système pénitentiaire sri-lankais, telles que la surpopulation carcérale, et de mettre en place un mécanisme national de prévention efficace pour prévenir la torture et les mauvais traitements en détention.

Je vous exhorte à garantir la protection des détenus transférés de la prison de Negombo contre la torture et tout autre mauvais traitement, et à mener une enquête impartiale dans les meilleurs délais sur les décès en détention signalés jusqu’à présent.

Je vous demande également de garantir à la Commission des droits humains du Sri Lanka un accès sans restriction à toutes les prisons. Les autorités ont la responsabilité d’assurer la sécurité et le bien-être de ces détenus placés sous leur garde et de veiller à ce qu’ils soient protégés contre les représailles.

Je vous exhorte par ailleurs à informer sans délai les proches des détenus du lieu où se trouvent leurs proches depuis qu’ils ont été transférés de la prison de Negombo, et à leur accorder, ainsi qu’à leurs avocats, un droit de visite.

Tout détenu ayant besoin de soins médicaux doit également bénéficier d’un accès aux services médicaux dans les meilleurs délais.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

LANGUES À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : Anglais ou cingalais
Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.


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