Le demandeur d’asile syrien Ahmad Aabo, qui vit en Turquie depuis 2012, s’est vu retirer sa protection temporaire en 2023 après avoir été diagnostiqué séropositif au VIH et qu’un code de sécurité lui a été attribué au motif qu’il était « porteur d’une maladie transmissible ».
En 2024, Ahmad Aabo a été détenu pendant six mois dans deux centres de rétention, à Istanbul et Adana, sous la menace d’être renvoyé en Syrie. Il a signalé des traitements cruels, inhumains ou dégradants subis pendant cette période de détention.
En octobre 2024, il a été libéré après la suppression du code de sécurité et le retrait de l’avis d’expulsion le concernant, mais son statut de protection temporaire n’a pas été rétabli. Il vivait alors dans la crainte constante d’être à nouveau placé en détention.
En mai 2025, il a de nouveau été arrêté et retenu dans le centre de détention d’Arnavutköy pendant trois jours après avoir fait l’objet d’un contrôle d’identité par la police dans la rue.
À la suite de l’Action urgente publiée par Amnesty International le 4 août 2025, Ahmad Aabo a été invité à se présenter à la Direction de la gestion des migrations d’Istanbul le 26 août. Sa protection temporaire a alors été rétablie et un document d’identité lui a été remis. Sa couverture sociale a par conséquent été réactivée, ce qui lui permet d’accéder à nouveau à des soins de santé gratuits. Après presque deux ans d’incertitude pour lui, l’impact positif de l’Action urgente sur la décision de la Direction de la gestion des migrations est très clair.
Ahmad Aabo a déclaré à Amnesty International :
« L’Action urgente m’a permis de respirer à nouveau. Je tiens à adresser ma profonde gratitude à tout le monde. J’ai été persécuté et détenu uniquement en raison de ma séropositivité au VIH. J’avais peur d’être arrêté à chaque fois que je voyais un policier. J’ai de nouveau des papiers, j’ai retrouvé mes droits. C’est grâce à l’Action urgente. Vous remercier ne suffit pas. Je souhaite que personne n’ait à vivre ce que j’ai vécu. Être porteur du VIH, ce n’est pas une maladie. Les personnes vivant avec le VIH doivent être soutenues. Elles ne doivent pas être torturées.
Je remercie toutes les personnes qui ont signé des appels en ma faveur, toutes celles qui ont été à mes côtés, du fond du cœur. »