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Monsieur,
Je vous écris afin d’exprimer la grave inquiétude que m’inspire la disparition forcée d’Aloys Bigirumwami, Bahati Nshangalume et Patient Basimike Bukombe Barhuze dans le contexte du conflit armé actuel en République démocratique du Congo.
Le 13 mai 2025, des combattants du groupe armé du Mouvement du 23 mars (M23) ont effectué un raid à Goma, la capitale du Nord-Kivu, arrêtant des centaines d’hommes, de femmes, de garçons et de filles. Julien Katembo, le maire nommé par le M23, a reconnu Aloys Bigirumwami, un défenseur des droits humains, et membre du mouvement de jeunes Lutte pour le changement (LUCHA) dans la foule.
Julien Katembo a dit à Aloys Bigirumwami de remettre les armes qu’il avait laissées à Kiwanja, une ville du territoire de Rutshuru, mais n’a fourni aucun élément prouvant qu’Aloys Bigirumwami ait jamais eu des armes en sa possession.
Aloys Bigirumwami a été emmené dans une voiture du M23. Personne ne l’a ensuite revu. Le 26 octobre 2025, Bahati Nshangalume, un homme d’affaires travaillant dans le secteur minier, s’est rendu dans le camp militaire du M23 à Luhwindja, afin de discuter d’une transaction minière avec un commandant du groupe armé. On est sans nouvelle de Bahati Nshangalume depuis lors.
Des membres de sa famille ont rencontré des responsables du M23 et leur ont demandé où il se trouvait, mais n’ont reçu aucune information. Le 17 décembre 2025, des hommes en uniforme militaire semblant, selon des témoins, être des combattants du M23 ont enlevé Patient Basimike Bukombe Barhuze, employé de l’Institut supérieur des techniques médicales, alors qu’il se trouvait dans une école primaire à Munya, près de Nyangezi dans le Sud-Kivu, où il travaillait à cette époque. Personne ne l’a ensuite revu.
La pratique de la disparition forcée dans le cadre d’un conflit est contraire aux règles et principes du droit international humanitaire, conformément aux Conventions de Genève de 1949 et à leurs Protocoles additionnels, notamment concernant la protection des civil·e·s. Les disparitions forcées de civil·e·s et les menaces contre les défenseur·e·s des droits humains dans le contexte d’un conflit armé, comme dans le cas d’Aloys Bigirumwami, peuvent constituer des crimes de guerre.
Je vous demande de révéler immédiatement quel sort qui a été réservé à Aloys Bigirumwami, Bahati Nshangalume et Patient Basimike Bukombe Barhuze, ainsi que le lieu où ils se trouvent. S’ils sont en détention sous la garde du M23, ils doivent être libérés immédiatement et sans condition.
Je vous exhorte à garantir qu’aucun autre civil ne soit incarcéré, qu’aucun détenu ne soit soumis à la torture ni à d’autres mauvais traitements dans les centres de détention du M23, et qu’ils bénéficient d’un hébergement adéquat, de nourriture, d’eau propre, de soins, ainsi que d’un accès sans entrave à des avocats et à leurs proches.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.
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