Écrire Pakistan. Un homme, Mohammad Asghar, condamné a mort pour blasphème

AU 23/14, ASA 33/0XX/2014, 6 février 2014 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 20 MARS 2014 À : Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Mohammad Asghar, un Britannique atteint de troubles mentaux, a été condamné à mort au titre des lois sur le blasphème au Pakistan. Masud Ahmad, un autre Britannique inculpé de blasphème, a été libéré sous caution, mais court toujours le risque d’être agressé par des extrémistes. En novembre 2012, Masud Ahmad, 72 ans, membre de la communauté religieuse ahmadiyya, a été incarcéré à la prison de district de Lahore pour avoir récité un passage du Coran, ce qui est interdit aux ahmadis en vertu des lois pakistanaises relatives au blasphème. La loi interdit en effet aux ahmadis de se proclamer musulmans et de pratiquer leur foi en tant que musulmans. Masud Ahmad a été libéré sous caution en attendant qu’il soit statué sur l’appel de sa condamnation à mort, mais sa vie est en danger, car plusieurs citoyens ont déjà été agressés, et parfois tués, par des personnes ou des groupes après avoir été accusés de blasphème. Mohammad Asghar, commerçant âgé de 69 ans, a été arrêté et condamné à mort au titre des lois relatives au blasphème à Rawalpindi en 2010, après avoir semble-t-il écrit des lettres dans lesquelles il affirmait être un prophète. Après avoir eu un accident vasculaire cérébral en 2000, il a été diagnostiqué par un expert psychiatre en Écosse comme souffrant de schizophrénie (…)

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