Écrire Sabri Bogday (h), ressortissant turc, 30 ans

MDE 23/014/2008 - AU 108/08 Sabri Bogday, ressortissant turc, a été condamné à mort pour blasphème au terme d’une procédure inéquitable. Il a fait appel, mais s’il venait à être débouté par la Cour d’appel et si le roi confirmait ensuite sa peine, il pourrait être exécuté dans des délais très courts. Marié et père d’un petit garçon de dix-sept mois, Sabri Bogday est propriétaire d’un salon de coiffure à Djedda. Il a été arrêté le 11 mars 2007 après que la police eut reçu des plaintes selon lesquelles il avait insulté l’islam et, en particulier, injurié Dieu en public. Aux termes de la législation saoudienne, les insultes envers Dieu ou la religion musulmane peuvent être considérées comme un acte d’apostasie ou d’hérésie, deux infractions passibles de mort. Sabri Bogday, qui ne parle pas l’arabe couramment, a été condamné à la peine capitale le 31 mars 2008 à l’issue d’une procédure inique. Il a été jugé à huis clos par un tribunal de Djedda. Il ne lui a pas été permis de consulter un avocat pendant les débats. En outre, aucun interprète n’était présent. Sabri Bogday est détenu à la prison de Briman à Djedda. INFORMATIONS GÉNÉRALES En Arabie saoudite, un grand nombre d’infractions sont passibles de la peine capitale, même lorsqu’elles n’ont pas de conséquences fatales. La peine de mort est prononcée à l’issue de procès au cours desquels les normes internationales d’équité les plus élémentaires sont systématiquement bafouées. Les audiences se déroulent fréquemment (…)

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