Écrire Halte à la militarisation de l’application des lois sur l’immigration

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous dans le cadre bleu/gris et envoyez-le Markwayne Mullin : markwayne.mullin@hq.dhs.gov ainsi qu’en copie à l’ambassade des États-Unis à Bruxelles : brusselsprotocol@state.gov

Vous pouvez aussi personnaliser votre courrier avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il parvienne aux destinataires. Veillez à ce que votre courrier soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Pour que nous puissions faire un suivi des actions, merci de mettre action@amnesty.be en copie cachée (Cci) de votre mail.

Des agents de l’immigration commettent des violations généralisées des droits humains en toute impunité, notamment des exécutions extrajudiciaires, des placements massifs en détention et des expulsions visant certaines populations dans les agglomérations de Minneapolis et Saint Paul (Minnesota) et ailleurs aux États-Unis.

Le 7 janvier 2026, ils ont tué par balle Renee Nicole Good, une habitante de Minneapolis qui observait bénévolement les opérations des services de l’immigration dans sa ville.

Le 24 janvier, Alex Pretti a également été abattu par des agents de l’immigration à Minneapolis alors qu’il les filmait et tentait d’aider une personne agressée par l’un d’eux.

Nous demandons que la militarisation de l’application des lois relatives à l’immigration cesse immédiatement.

Depuis novembre 2025, le gouvernement de Donald Trump concentre ses efforts d’application brutale des lois relatives à l’immigration dans le Minnesota, où il a lancé l’opération « Metro Surge ». Plus de 3 000 agents fédéraux ont été envoyés sur place et s’en prennent aux habitant·e·s d’origine somalienne et à d’autres populations immigrées. Auparavant, Donald Trump avait qualifié les personnes d’origine somalienne de « déchets » qui « prennent complètement le contrôle du Minnesota, qui était un État formidable ».

Cette opération a donné lieu à un recours excessif à la force, y compris meurtrière, et au profilage ethnique des populations noires et métisses, ainsi qu’à d’autres violations des droits humains commises à l’encontre des citoyen·ne·s qui observent l’activité des agents de l’immigration et ont organisé de grandes manifestations en réaction.

Le 7 janvier 2026, Renee Nicole Good, une habitante blanche observant bénévolement cette activité, a été victime d’une exécution extrajudiciaire perpétrée par des agents de l’immigration au volant de sa voiture après avoir bloqué partiellement la circulation pendant qu’un convoi de véhicules banalisés des services de l’immigration était à proximité. Les vidéos de la scène ont contredit les descriptions de la fusillade fournies par les autorités fédérales, notamment celle de la secrétaire à la Sécurité intérieure de l’époque, Kristi Noem, qui a qualifié Renee Good de « terroriste de l’intérieur » avant toute enquête. Selon les autorités locales et étatiques, le gouvernement de Donald Trump refuse de collaborer avec elles pour enquêter sur le déroulement des faits.

Le 14 janvier 2026, Destiny Jackson, son mari et leurs six enfants âgés de six mois à 11 ans rentraient chez eux en voiture à Minneapolis lorsqu’ils ont croisé des agents de l’immigration et une manifestation. Au moment où la famille tentait de quitter les lieux, des agents ont lancé des grenades lacrymogènes dont le gaz a envahi l’habitacle de sa voiture. L’impact des projectiles a entraîné le verrouillage automatique des portières, si bien que les occupants n’ont pas pu sortir rapidement du véhicule alors qu’ils avaient du mal à respirer. Quand la famille a pu être secourue, le bébé de six mois était inconscient et il a fallu le ranimer.

Le même jour, Nasra Ahmed, une Américano-Somalienne, a été entourée par au moins 10 agents de l’immigration dans sa résidence au moment où elle partait chercher des médicaments. Alors qu’elle tentait de présenter des documents prouvant sa citoyenneté américaine, ils l’ont violemment plaquée au sol, l’ont arrêtée sans mandat et ont proféré des insultes racistes en la poussant dans leur véhicule. Elle a été maintenue en détention pendant deux jours. Une fois libérée, elle a été envoyée à l’hôpital pour une commotion cérébrale et des contusions causées par les agents de l’immigration.

Le 20 janvier 2026, Liam Conejos Ramos, un enfant de cinq ans dont la demande d’asile est en instance, a été arrêté par des agents de l’immigration alors qu’il rentrait de l’école maternelle avec son père. Les agents l’ont utilisé comme « appât », en l’amenant à son domicile et en lui disant de frapper à la porte pour voir si d’autres membres de la famille s’y trouvaient, avant de l’envoyer avec son père dans un centre de détention au Texas.

Le 24 janvier 2026, Alex Pretti, un habitant blanc observant l’activité des services de l’immigration, a été victime d’une exécution extrajudiciaire perpétrée par un agent de la police des frontières. Avant d’être tué, il dirigeait la circulation autour d’agents de l’immigration qu’il filmait, tout en intervenant pour protéger un autre manifestant poussé violemment par des agents fédéraux.

Au moins cinq agents l’ont plaqué au sol et ont pris le pistolet qu’il portait légalement dans sa poche. Juste après, un agent a tiré dans le dos d’Alex Pretti, puis lui et un autre agent ont continué de tirer neuf ou dix fois dans sa direction. Alex Pretti est mort sur place. Des responsables gouvernementaux l’ont rapidement qualifié de « terroriste de l’intérieur » et ont déclaré qu’il avait tenté d’utiliser son arme, bien que des vidéos prouvent le contraire.

Le 18 janvier 2026, Chongly Scott Thao, un homme âgé d’origine hmong vivant dans le Minnesota, a été arrêté chez lui sous la menace d’une arme après que des agents de l’ICE ont fracturé sa porte d’entrée. Ils l’ont forcé à marcher dans le froid en sous-vêtements, protégé d’une simple couverture. Ils l’ont placé en détention, bien que des membres de sa famille aient présenté la preuve de sa citoyenneté américaine. Il a été libéré et ramené chez lui au bout de plusieurs heures.

Ces événements illustrent les violations des droits humains commises par des agents de l’immigration en toute impunité. L’application brutale des lois dans le cadre de l’opération « Metro Surge » est un nouvel exemple des pratiques autoritaires portant atteinte aux droits fondamentaux qui sont employées par le gouvernement de Donald Trump.

J'agis

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Monsieur le Secrétaire à la Sécurité intérieure,

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de l’application violente et militarisée des lois relatives à l’immigration par le Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), la police des frontières et d’autres organes fédéraux dans plusieurs villes et localités des États-Unis. Ces opérations doivent cesser et toutes les violations des droits humains doivent donner lieu à une enquête et des poursuites en bonne et due forme.

J’ai appris avec consternation que, en un seul mois (janvier 2026), à la suite de l’extension des opérations de l’ICE et de la police des frontières à Minneapolis et Saint Paul, dans le Minnesota, des agents fédéraux ont :
  exécuté sommairement Renee Good, autrice et mère de famille, et Alex Pretti, infirmier en unité de soins intensifs, qui observaient activement les opérations de l’ICE et de la police des frontières ;
  menacé une avocate spécialisée dans les questions d’immigration, qui était enceinte, sur le parking de son cabinet ;
  pris pour cibles et placé en détention des personnes réfugiées ;
  arrêté de nombreux citoyens et citoyennes des États-Unis, dont un homme sorti de force de chez lui en sous-vêtements et une femme emmenée sans que sa famille soit informée du lieu de destination ;
  brisé les vitres de véhicules et arrêté les personnes à bord, dont une citoyenne américaine qui se rendait à un rendez-vous médical dans un centre prenant en charge les lésions traumatiques du cerveau ;
  utilisé des grenades de désencerclement et une grenade lacrymogène à proximité d’une voiture transportant six enfants, dont un bébé de six mois ;
  soumis des localités entières au profilage racial ; et
  placé un enfant de cinq ans en détention pour l’utiliser comme « appât » afin d’arrêter des membres de sa famille.

Comme vous devez le savoir, à la suite de ces actions de grande ampleur, des populations racisées vivent dans la crainte, ayant tellement peur de sortir de chez elles que des enfants en viennent à manquer l’école et qu’elles se retrouvent en insécurité alimentaire, et des personnes ont été placées en détention dans des centres où règne la violence. Il est inacceptable qu’au moins six personnes migrantes aient déjà trouvé la mort entre les mains de l’ICE en 2026, dont une pour qui il a été établi qu’elle avait été victime d’un homicide.

Je vous demande instamment de respecter vos obligations internationales en matière de droits humains et de mettre fin à la militarisation de l’application des lois dans le Minnesota et l’ensemble des États-Unis.

Je vous appelle également à collaborer avec les autorités locales pour enquêter sur tous les cas de recours à la force, y compris meurtrière, contre des habitant·e·s et des manifestant·e·s et pour amener les responsables présumés à rendre des comptes.

Enfin, je vous engage à faire cesser l’utilisation des expulsions et détentions massives et du profilage racial dans le cadre de l’application des lois relatives à l’immigration.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire à la Sécurité intérieure, l’expression de ma haute considération.

VOS APPELS : anglais. Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.


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