Bonne nouvelle Des défenseurs des droits humains libérés

Gasser Abdel Razek, Karim Ennarah et Mohamed Basheer, cadres du personnel de l’Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR), ont été libérés le 3 décembre 2020 et se trouvent désormais en sécurité, chez eux, avec leurs familles et leurs amis.

Le 3 décembre 2020, Gasser Abdel Razek, Karim Ennarah et Mohamed Basheer ont été libérés dans l’attente des conclusions des investigations portant sur des accusations infondées, notamment liées au terrorisme. Trois jours plus tard, un tribunal a ordonné le gel de leurs avoirs personnels à la suite de procédures manifestement iniques.

Entre le 15 et le 19 novembre, les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté Mohamed Basheer, Karim Ennarah et Gasser Abdel Razek, et les ont placés en détention arbitraire au centre pénitentiaire de Tora, visiblement à titre de représailles après une réunion d’information sur les droits humains, organisée le 3 novembre avec 13 diplomates occidentaux dans les locaux de l’EIPR.

Leur libération intervient à l’issue d’un intense travail de campagne et d’une forte mobilisation de militant·e·s, d’ONG, de journalistes, de célébrités, de responsables politiques et d’universitaires en Égypte et dans le monde. Dans le cadre d’une réponse coordonnée et publique, des États d’Europe et d’Amérique du Nord, des organismes de l’ONU et des institutions multilatérales ont condamné leur arrestation et appelé à les libérer.

Toutefois, leur remise en liberté ne supprime pas la menace existentielle qui plane sur la communauté de défense des droits humains en Égypte. Des défenseur·e·s des droits humains demeurent soumis à des interdictions de voyager, à des gels d’avoirs et à des enquêtes pénales dans le cadre de l’« affaire 173 », ou affaire des « financements étrangers », qui porte sur leur travail légitime. Ils encourent de lourdes peines d’emprisonnement.

Des défenseur·e·s et d’autres prisonniers d’opinion sont toujours incarcérés de manière injuste, dans l’attente des conclusions d’enquêtes sur des accusations forgées de toutes pièces liées au terrorisme, comme c’est le cas de Patrick George Zaki, chercheur de l’EIPR spécialisé dans les questions de genre.

Amnesty International continuera de suivre de près la situation et de faire campagne pour la libération de toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé sans violence leurs droits fondamentaux et pour que cesse la répression visant le mouvement de défense des droits humains en Égypte, notamment la clôture des enquêtes pénales et la levée des restrictions de déplacement et des gels d’avoirs visant les défenseur·e·s des droits humains.

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