Bonne nouvelle Libération anticipée d’un ancien enfant soldat

Aung Ko Htwe, ancien enfant soldat, a été libéré quelques mois avant la date prévue, le 6 septembre 2019, sans doute pour bonne conduite. Arrêté en août 2017 après avoir donné une interview aux médias sur son enrôlement de force dans l’armée, il a été condamné à deux ans et six mois de prison.

Aucune action complémentaire n’est requise. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Aung Ko Htwe a été libéré de la prison d’Insein à Yangon, plus grande ville du Myanmar, le 6 septembre 2019. Condamné au total à deux ans et six mois de prison, il a bénéficié d’une libération anticipée, selon son avocat, pour bonne conduite.

Aung Ko Htwe a été arrêté le 18 août 2017 après avoir donné une interview à un média dans laquelle il décrivait ce qu’il avait vécu en tant qu’enfant soldat, expliquant notamment que l’armée du Myanmar l’avait enlevé et enrôlé de force quand il avait 13 ans. Il a alors été condamné à deux ans de prison – la peine maximale – au titre de l’article 505-b du Code pénal du Myanmar, qui érige en infraction tout discours « susceptible d’effrayer ou d’alarmer la population ». Il a également été inculpé au titre de l’article 228 du Code pénal pour « outrage intentionnel à un agent de la fonction publique en exercice à tout moment d’une procédure judiciaire », après avoir critiqué le juge présidant son procès, ce qui lui a valu d’être condamné à une peine supplémentaire de six mois de prison.

Aung Ko Htwe encourt encore jusqu’à trois années supplémentaires d’emprisonnement pour avoir « provoqué la destruction de la totalité ou de toute partie que ce soit de l’union scellée », au titre des articles 6 et 7 de la Loi relative à l’union scellée. Il a été acquitté de ce chef d’inculpation le 30 octobre 2018, mais un recours a été déposé en juin 2019. Une décision devrait être rendue sur ce recours début 2020.

Un grand merci à tous ceux qui ont agi en sa faveur ; Aung Ko Htwe n’aurait jamais dû être incarcéré pour avoir exercé sans violence son droit à la liberté d’expression. Amnesty International continuera de suivre sa situation et réagira comme il convient en cas d’évolution.

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