Bonne nouvelle Libération d’une militante transgenre

Le 15 juillet 2019, le parquet de la Sûreté de l’État a ordonné la libération de Malak al Kashef, une femme transgenre défenseure des droits humains de 19 ans, après plus de 120 jours de détention provisoire depuis son arrestation.

Le 6 mars 2019, des agents de l’Agence de sécurité nationale ont arrêté Malak al Kashef au domicile de sa famille à Guizeh. Son arrestation s’inscrivait dans le cadre d’une vaste campagne d’arrestations lancée à la suite de l’incendie survenu le 27 février 2019 à la gare centrale du Caire, qui avait fait 25 morts.

Le 15 juillet 2019, la militante transgenre des droits humains Malak al Kashef a été libérée sur ordre du parquet de la Sûreté de l’État après plus de 120 jours de détention provisoire. Les poursuites engagées contre elle n’ont pas été abandonnées, mais son avocat estime qu’il est peu probable que les autorités judiciaires continuent la procédure.

Malak al Kashef est une femme transgenre défenseure des droits humains de 19 ans qui a été détenue arbitrairement à l’isolement à la prison pour hommes de Mazraat Tora. Le 6 mars 2019, elle a été arrêtée par des agents de l’Agence de sécurité nationale au domicile de sa famille à Guizeh, en raison de ses publications sur Internet appelant à des manifestations pacifiques après l’incendie survenu à la gare centrale Ramsès du Caire le 27 février.

Malak al Kashef était poursuivie pour des accusations forgées de toutes pièces d’« assistance à une organisation terroriste » et d’« utilisation à mauvais escient des réseaux sociaux dans le but de commettre une infraction punie par la loi », dans le cadre de l’affaire 1739/2018. Elle a été arrêtée avec au moins 35 autres personnes dans cette affaire.

Le 10 mars, elle a été soumise à un examen anal dans un hôpital public, où, d’après son avocat, des membres du personnel médical l’ont également soumise à d’autres formes de violences sexuelles. Ces actes constituent une forme de torture et d’autres mauvais traitements, et donc une violation de la Convention des Nations unies contre la torture, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. L’Égypte est partie à ces trois traités.

Amnesty International était très préoccupée car la détention de Malak al Kashef dans une prison pour hommes l’exposait de nouveau à des risques de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles et de viol aux mains des autorités pénitentiaires et d’autres détenus. Après sa libération, la jeune femme a déposé un recours devant le tribunal administratif afin que le ministère de l’Intérieur prévoie des zones séparées dans les prisons et les postes de police pour les personnes transgenres détenues en cours de traitement de réassignation sexuelle. La première audience consacrée à ce dossier est prévue le 17 avril 2020.

Des sympathisants du monde entier ont signé des pétitions et envoyé des lettres aux autorités égyptiennes pour demander la libération immédiate et sans condition de Malak al Kashef. Ils ont également envoyé des courriers de soutien à Malak par le biais de son avocat.

Une fois libérée, celle-ci a remercié Amnesty International : « Ce qu’Amnesty International a fait pour moi avec sa campagne, son soutien et son travail de plaidoyer lorsque les autorités égyptiennes m’ont arrêtée a été une source d’inspiration et de réconfort à la fois. Je crois que nous avons désormais une nouvelle voix pour défendre les droits des personnes LGBTI ; cette voix est votre soutien, qui constitue une avancée importante dans notre combat [...]. Merci, que vous soyez notre voix et notre tribune ! »

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