Une révision possible des lois en matière d’avortement

Les États membres de l’ONU ont examiné la situation des droits humains en Irlande pour la seconde fois, et nombre d’entre eux ont fait part de leurs préoccupations concernant la protection des droits humains, notamment en matière d’ avortement.

Mme Frances Fitzgerald, vice-Premier ministre et ministre de la Justice et de l’Égalité en Irlande s’est engagée à réviser les lois qui encadrent l’avortement. Elle s’est exprimée à l’occasion de l’Examen périodique universel (EPU) de l’Irlande par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

En 2011, plusieurs États avaient présenté des recommandations sur la question de l’avortement, toutes avaient été rejetées par le gouvernement. Le 12 mai 2016, un nombre équivalent d’États ont exprimé clairement que ces lois constituent une violation des obligations de l’Irlande en matière de droit international relatif aux droits humains, l’accueil des autorités irlandaises a cette fois été différent.

Les États doivent faire en sorte que les femmes qui se retrouvent enceintes après avoir subi des violences sexuelles, notamment l’inceste, puissent recourir à des services d’interruption de grossesse légaux et sans risques. Lorsqu’une grossesse présente un risque pour la vie d’une femme ou un risque grave pour sa santé, l’État doit faire en sorte qu’elle ait accès à des services pratiquant l’avortement légalement et sans risques. Une femme ne devrait pas avoir à craindre la loi, et encore moins être jugée comme une criminelle, quand elle exerce ses droits. En Irlande, l’interdiction d’avorter est quasi totale. Beaucoup de femmes sont obligées de partir se faire avorter à l’étranger. Celles qui ne peuvent pas partir à l’étranger, pour des raisons financières ou autres, et qui parviennent à accéder à des pilules abortives achetées sur internet risquent des peines de prison allant jusqu’à 14 ans de prison.

N.B. : L’Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme unique du Conseil des droits de l’homme (le Conseil) ayant pour but d’améliorer la situation des droits humains dans chacun des États membres des Nations unies. Avec ce mécanisme, la situation des droits humains de tous les pays membres de l’ONU est examinée tous les quatre ans et demi.

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