Écrire Un photographe enlevé devant son domicile

Le 6 décembre 2019, Zaid Mohammed Abid al Khafaji, un photographe irakien âgé de 22 ans, a été enlevé sur le seuil de sa maison, à Bagdad (Irak), par quatre hommes en civil qui l’ont traîné jusqu’à une voiture, à bord de laquelle ils l’ont emmené. Ses proches en ont informé les autorités locales, qui leur ont dit qu’elles allaient ouvrir une enquête.

Depuis le début du mois d’octobre 2019, des manifestations de grande ampleur ont eu lieu un peu partout en Irak, alimentées par un taux élevé de chômage et un sentiment de corruption généralisée. Dès le départ, les manifestants réclamant des services de base et la fin de la corruption ont été confrontés à un recours illégal et excessif à la force, notamment à des gaz lacrymogènes, des balles réelles et des tirs de snipers. De plus, les forces de sécurité irakiennes ont frappé, arrêté et fait « disparaître » des militants, des avocats et des journalistes. Depuis octobre, 400 morts et plus de 18 000 blessés ont été recensés. Amnesty International a recueilli des informations sur des cas d’enlèvement et de disparition forcée de militants et de journalistes depuis le début des manifestations.
Dans un de ces cas, des proches d’Ali Jaseb al Hattab, un avocat de 29 ans défendant des manifestants arrêtés, ont indiqué à Amnesty International qu’il avait été emmené par des membres présumés d’une faction des Unités de mobilisation populaire dans la soirée du 8 octobre 2019. L’avant-veille, deux membres armés de ces unités étaient venus à son domicile et l’avaient menacé, l’enjoignant à cesser de s’exprimer au sujet des homicides de manifestants. À ce jour, on ignore où se trouve Ali Jaseb al Hattab et ce qu’il est advenu de lui.
Au-delà de Bagdad, dans la ville de Bassora, Amnesty International a recueilli des informations sur des cas de manifestants pourchassés et arrêtés par des membres des forces de sécurité. Les manifestants ont été battus et détenus pendant plusieurs heures sans être informés des motifs de leur détention. On les a ensuite forcés, en les menaçant d’emprisonnement, à signer un document dans lequel ils s’engageaient à ne plus prendre part aux manifestations.

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