Écrire Attaques visant une communauté indigène

Le 24 avril, vers 23 heures, une personne inconnue est arrivée dans la communauté de l’ASEINPOME (Asentamiento indígena Porvenir Meta), dans le département du Meta (centre de la Colombie). Quand la garde indigène a été appelée, l’inconnu a mis le feu à une maison.

Ces deux dernières semaines, deux motos de grosse cylindrée ont parcouru plusieurs fois l’agglomération. Cela fait suite au signalement, par la Corporacion claretiana Norman Perez Bello, une organisation de défense des droits, de la présence de deux hommes inconnus et armés à proximité de la communauté le 12 avril.

Nous demandons aux autorités d’enquêter sur tous ces événements, afin d’identifier les agresseurs et de les empêcher de continuer à menacer cette communauté indigène.

La communauté indigène de l’ASEINPOME (Asentamiento indígena Porvenir Meta) est un territoire ancestral où vivent des membres du groupe ethnique Sikuani-Kubeo. Au cours du second semestre 2015, après plusieurs déplacements forcés, actes de spoliation de leur culture et menaces de mort, les membres de cette communauté ont décidé de retourner sur leurs terres ancestrales du district d’El Porvenir, dans la municipalité de Puerto Gaitán (département du Meta). Depuis leur retour, ils ont reçu des menaces et été victimes de violences.

Cela fait deux semaines que trois hommes rôdent dans le secteur sur deux motos, et le 12 avril, des membres de la communauté ont remarqué deux personnes armées qui sont restées pendant une demi-heure à proximité de la municipalité, sur la route menant à El Porvenir.

En 2019, le ministre de l’Intérieur n’a pas cherché à établir si des populations indigènes étaient présentes sur ce territoire, et a approuvé le projet d’extraction de pétrole d’une multinationale étrangère dans la zone où cette communauté est installée. Cette même année, la communauté a reçu des appels menaçants, notamment des tentatives d’extorsion, et a été victime d’accusations racistes. En février 2019, un membre de la communauté a été abordé par un individu armé qui l’a menacé et a affirmé qu’il reviendrait pour chasser la communauté de ce territoire.

Tout cela a été signalé à la police nationale, mais à ce jour, aucune enquête n’a été ouverte et les forces de sécurité ne se sont pas rendues dans la localité. Le ministère public a été notifié de ces plaintes, mais la communauté n’a reçu depuis juillet 2019 aucune autre information de la part du procureur, et les requêtes de ses membres sont restées lettre morte.

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