Écrire Un défenseur assassiné, sa famille en danger

Le 11 septembre 2020, le défenseur des droits humains Roberto Carlos Pacheco a été tué par balle par des individus non identifiés. Roberto Carlos Pacheco recevait depuis 2012 des menaces de mort liées à ses activités militantes de lutte contre l’exploitation minière illégale dans la Réserve de Tambopata (région de Madre de Dios, en Amazonie péruvienne).

Ses proches, qui ne bénéficient pas de mesures de protection suffisantes de la part des autorités, pensent être en danger, en particulier Demetrio Pacheco, son père, vice-président du comité de gestion de la Réserve de Tambopata.

Nous demandons au parquet d’enquêter sur cet assassinat, de déférer les suspects à la justice, et de protéger la famille Pacheco.

Depuis 2011, le comité de gestion de la Réserve de Tambopata s’efforce de mettre fin à l’exploitation minière illégale et à ses effets négatifs sur l’environnement. Les menaces et les attaques visant ses membres et d’autres défenseur·e·s des droits humains dans cette région ont débuté en 2012.

Le 19 novembre 2015, le défenseur de l’environnement Alfredo Ernesto Vracko Neuenschwander a été assassiné. Il avait reçu plusieurs menaces de mort à la suite du dépôt d’une plainte contre une exploitation minière illégale dans le secteur de La Pampa, dans la région de Madre de Dios. Selon des organisations locales de défense des droits humains, alors même que la famille de la victime a identifié les responsables présumés, l’enquête n’a pas progressé.

Demetrio Pacheco a dit à Amnesty que son fils, Roberto Carlos Pacheco, a été la cible de trois attaques et de menaces de mort. En mars, des individus non identifiés l’ont frappé et menacé en pointant sur lui une arme à feu et un couteau. Toujours en mars, des agresseurs non identifiés l’ont menacé en pointant une arme à feu sur sa bouche, et ont détruit certains de ses biens. Par la suite, une balle a été posée sur la table de sa salle à manger. Toutes ces menaces ont été signalées aux autorités. Cependant, les autorités n’ont pas identifié les responsables ni protégé de façon efficace Roberto Carlos Pacheco.

Roberto Carlos Pacheco a été tué par balle vendredi 11 septembre 2020. Son corps a été retrouvé près de la communauté de San Juan, dans la région de Madre de Dios.

Ces dernières années, la région de Madre de Dios, en Amazonie péruvienne, a été le théâtre de conflits sociaux et liés à l’environnement dus à la multiplication des activités d’exploitation minière illégale par le crime organisé (selon la définition établie dans le décret législatif n° 1105-2012) et d’exploitation forestière illégale et à la contamination par des métaux toxiques. En janvier 2020, l’ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Michel Forst, a rencontré des représentants du comité de gestion de la Réserve de Tambopata et exprimé publiquement ses inquiétudes au sujet de la situation dans cette réserve.

J'agis

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Madame la Procureure, / Dear Public Prosecutor,

Je vous écris au sujet de l’assassinat du défenseur des droits humains liés à l’environnement Roberto Carlos Pacheco. Le 11 septembre 2020, des individus non identifiés l’ont tué par balle. Roberto Carlos Pacheco recevait depuis 2012 des menaces de mort liées à ses activités militantes de lutte contre l’exploitation minière illégale dans la Réserve de Tambopata (région de Madre de Dios, en Amazonie péruvienne). Ces menaces de mort ont été dénoncées auprès des autorités.

Sa famille, qui ne bénéficie pas de mesures de protection suffisantes de la part des autorités, a signalé être en danger. Ses proches sont particulièrement inquiets au sujet de Demetrio Pacheco, son père, qui est vice-président du comité de gestion de la Réserve de Tambopata.

Je vous demande de mener sans délai une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur cet assassinat, dans le respect des normes relatives aux droits humains, notamment sur le lien possible entre ce meurtre et le travail de défense des droits humains de Roberto Carlos Pacheco et Demetrio Pacheco ; de déférer à la justice toutes les personnes soupçonnées d’en être pénalement responsables ; et de protéger totalement cette famille conformément aux dispositions du Protocole de protection des défenseur·e·s des droits humains.

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma haute considération,

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