Écrire Disparition d’un député

On ignore où se trouve et ce qu’est devenu le député de l’opposition vénézuélien Gilber Caro depuis le 26 avril 2019, date à laquelle il aurait été emmené par des agents du service de renseignements alors qu’il se trouvait dans un restaurant à Caracas.

Gilber Caro avait été détenu arbitrairement de janvier 2017 à juin 2018 sur la base d’accusations non fondées de trahison et de vol de biens militaires.

Son arrestation et sa disparition en avril 2019 sont arbitraires et vont à l’encontre de la remise en liberté dont il a bénéficié en juin 2018 pour raisons politiques.

Nous demandons au directeur du Service bolivarien de renseignement national (SEBIN) de fournir rapidement des informations sur le lieu où se trouve Gilber Caro et de le libérer immédiatement.

Gilber Caro milite en faveur des droits des personnes incarcérées ; c’est un militant politique et un député de l’opposition au sein du Parlement du Venezuela.

En janvier 2017, il avait été arrêté par des membres du Service bolivarien de renseignement national (SEBIN) alors qu’il se rendait à Caracas et avait ensuite été accusé de « trahison » et de « vol de biens appartenant aux forces armées ». Gilber Caro a passé plus d’un an en prison sur la base de ces accusations non fondées et motivées par des considérations politiques. Il a bénéficié d’une libération conditionnelle. Cependant, le tribunal chargé de son affaire a renversé cette décision le 23 avril 2019, et ceci n’aurait été rendu public que le 6 mai 2019. Les autorités nient toujours que Gilber Caro a été arrêté le 26 avril, et on ignore encore où il se trouve.

Amnesty International avait donné des informations sur sa précédente arrestation arbitraire dans un rapport intitulé Silenced by Force (www.amnesty.org/en/documents/amr53/6014/2017/en/) et avait mené massivement campagne pour obtenir sa libération et celle de 21 autres personnes.

Depuis 2014, le Venezuela traverse une crise des droits humains sans précédent qui ne cesse de s’aggraver, les autorités répondant aux demandes de changement et de respect des droits humains par des exécutions extrajudiciaires ; un usage excessif de la force ; l’arrestation arbitraire des personnes qui manifestent et font état de leurs divergences d’opinion dont des personnalités politiques et, comme dans cette affaire, des membres du Parlement, sans respecter les conditions de levée de l’immunité parlementaire prévue par la Constitution.

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