Écrire Un employé d’ONG voit sa détention renouvelée

Le 11 septembre 2019, le tribunal militaire israélien d’Ofer, dans les territoires palestiniens occupés (TPO), a approuvé le renouvellement de la détention administrative d’Ayman Nasser pour quatre mois supplémentaires.

Sa détention devrait désormais prendre fin le 4 janvier 2020. Depuis le 17 septembre 2018, Ayman Nasser est détenu sans avoir été jugé ni même inculpé à la prison d’Ofer, près de Ramallah, en Cisjordanie.

Cet homme est le coordonnateur du service juridique d’Addameer, une ONG palestinienne de défense des droits humains et de soutien aux prisonniers.

Le 9 septembre 2018, Ayman Nasser a été arrêté par les forces israéliennes lors d’une descente nocturne à son domicile, dans le village de Saffa, près de Ramallah, dans les territoires palestiniens occupés (TPO). Âgé de 48 ans et père de quatre enfants, il travaille depuis 2008 pour Addameer, ONG palestinienne de défense des droits humains et de soutien aux prisonniers, où il a débuté en tant que chercheur avant de devenir coordonnateur du service juridique. Il est également le président et l’un des fondateurs du centre culturel Handalah, dans le village de Saffa, créé en 1998 pour permettre aux jeunes du village de participer à diverses activités (danse, sport, activités artistiques et éducatives). Il est titulaire d’une licence en travail social et d’une maîtrise en socio-psychologie pédagogique de l’université al Qods, à Abou Dis (à l’est de Jérusalem).

De 1992 à 1997, Ayman Nasser a purgé une peine de cinq ans d’emprisonnement prononcée par un tribunal militaire israélien, qui l’a poursuivi sur la base de charges liées à son militantisme politique, notamment pour appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un parti politique de gauche doté d’une branche armée, interdit par Israël. Depuis sa libération, il a été arrêté à deux reprises : le 15 octobre 2012 (il a alors été condamné, sur la base de charges similaires, après avoir accepté de plaider coupable en contrepartie d’une peine réduite, à 13 mois d’emprisonnement), et le 18 septembre 2014 (il a alors passé un an en détention administrative).

Amnesty International a constaté une recrudescence des actes d’intimidation des autorités israéliennes à l’encontre des organisations palestiniennes de la société civile et des militantes et militants des droits humains dans les TPO, y compris à l’encontre d’Addameer. Le 19 septembre 2019, vers 2 heures du matin, les forces israéliennes ont fait une descente dans les bureaux d’Addameer et saisi des ordinateurs, des disques durs, des dossiers et du matériel. C’était la troisième fois que les forces israéliennes faisaient une descente dans les locaux d’Addameer ; les précédentes opérations avaient eu lieu en 2002 et en 2012.

Au fil des ans, les autorités israéliennes ont arrêté et placé en détention de nombreux membres du personnel d’Addameer. De plus, cinq de leurs collègues sont actuellement sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire. La société civile fait l’objet d’attaques incessantes, sous la forme de lois et de politiques gouvernementales restrictives, associées à des campagnes de dénigrement destinées à délégitimer le travail de défense des droits humains. Dans le cadre de leur campagne de répression de la société civile, les autorités israéliennes prennent pour cible des organisations qui réclament la fin de l’occupation israélienne et le respect de l’obligation de rendre des comptes pour les crimes relevant du droit international, notamment en utilisant le boycott comme outil de plaidoyer.

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