Écrire Interné dans un hôpital psychiatrique pour avoir critiqué le président

Le militant d’opposition Agil Houmbatov est interné depuis le 2 avril dans un hôpital psychiatrique à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, où des médicaments indéterminés lui ont été administrés par injection sans son consentement après qu’il a critiqué la gestion de la pandémie de COVID-19 par les autorités.

Le 2 juin, son hospitalisation forcée a été prolongée d’un mois supplémentaire.

Agil Houmbatov est privé de liberté arbitrairement et doit être libéré immédiatement.

La détention arbitraire de détracteurs du gouvernement est une pratique courante en Azerbaïdjan. De nombreux militants, membres de l’opposition, journalistes et défenseurs des droits humains ont déjà été poursuivis pour avoir simplement exercé leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, voire arrêtés et emprisonnés pour des raisons politiques.

Récemment, les autorités azerbaïdjanaises se sont servies de la pandémie de COVID-19 comme prétexte pour enfermer encore plus de personnes qui les critiquent. Le 19 mars, le président Ilham Aliev a annoncé de « nouvelles règles » pendant la pandémie de COVID-19 et promis de « débarrasser » l’Azerbaïdjan de l’opposition politique, dont il a qualifié les représentants de « traîtres » et de « cinquième colonne » (https://en.president.az/articles/36212). À la suite de ce discours, plusieurs militants politiques et défenseurs des droits humains ont été arrêtés pour des motifs fallacieux, notamment le militant d’opposition Tofig Yagoublou, qui a été accusé de hooliganisme (https://www.amnesty.org/fr/documents/EUR55/2029/2020/fr/), et le défenseur des droits humains Elchine Mammad, poursuivi pour « vol » (https://www.amnesty.org/fr/documents/eur55/2069/2020/fr/).

Plus d’une douzaine de militants politiques, de journalistes, de défenseurs des droits humains et d’autres personnes ayant osé critiquer la gestion de la pandémie par les autorités ont été arrêtés et placés en détention administrative pendant des périodes allant de 10 à 30 jours sur la base de fausses accusations, notamment pour avoir refusé d’obtempérer à des ordres de policiers ou enfreint les règles du confinement (https://www.amnesty.org/en/documents/eur55/2412/2020/en/).

Alors que les détracteurs des autorités continuent de subir arrestations et poursuites motivées par des considérations politiques, l’Azerbaïdjan se soustrait toujours à la surveillance des observateurs indépendants de la situation des droits humains, dont Amnesty International, qui ne sont pas autorisés à se rendre dans le pays depuis plusieurs années.

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