Écrire Un homme porté disparu pendant l’évacuation d’Alep-Est

On ignore toujours ce qu’il est advenu d’Abdulhadi Kamel, ainsi que le lieu où il se trouve. Il a été vu pour la dernière fois le 16 décembre 2016, alors qu’il était emmené à bord d’une ambulance après avoir été blessé par les forces gouvernementales syriennes qui avaient intercepté le convoi d’évacuation dans lequel il quittait les quartiers est d’Alep.
Abdulhadi Kamel, 26 ans, a disparu dans l’ouest d’Alep le 16 décembre 2016, au cours de l’évacuation de civils quittant Alep-Est. Un proche se trouvait dans le convoi avec Abdulhadi Kamel lorsque les forces gouvernementales syriennes ont stoppé le véhicule et demandé aux hommes de sortir. On leur a pris leurs effets personnels, et ils ont été forcés de s’allonger à plat ventre sur le sol. Les soldats ont alors commencé à tirer en l’air, et Abdulhadi Kamel ainsi que d’autres personnes ont été blessés par des balles perdues. Selon le proche qui était présent, une ambulance a évacué les blessés, dont Abdulhadi Kamel, vers un hôpital situé dans un lieu inconnu. Un intermédiaire surveillant l’évacuation a assuré à la famille d’Abdulhadi Kamel que celui-ci les rejoindrait, ce qui n’a pas été le cas. Abdulhadi Kamel est toujours porté disparu.
Le 5 janvier, Abdulhadi Kamel est apparu dans une vidéo filmée dans un lieu inconnu et postée sur YouTube par ANNA news (disponible à cette adresse), une agence de presse d’Abkhazie. Dans cette vidéo, Abdulhadi Kamel « avoue » travailler en tant que bénévole pour les Casques blancs (également appelés Défense civile syrienne), qui, selon ses propos, est une fausse organisation de secours. Sa famille est convaincue que ses « aveux » ont été obtenus sous la contrainte, car aucune preuve ne permettait d’établir un lien entre lui et les Casques blancs. Il ne portait pas leur uniforme, et n’en possédait pas non plus, pas plus qu’aucun autre élément permettant de le relier à cette organisation.

Le gouvernement syrien a assiégé Alep-Est en juillet 2016, empêchant les organisations humanitaires d’entrer dans la ville et soumettant les civils à des bombardements aériens et des attaques au sol. En décembre 2016, les forces gouvernementales ont avancé rapidement dans Alep-Est, obligeant des milliers de civils à évacuer. Le 28 novembre 2016, Amnesty International a appelé le gouvernement syrien à s’abstenir de mener des représailles contre des civils à Alep-Est, compte tenu du recours répété du gouvernement aux détentions arbitraires et aux disparitions forcées. Le 13 décembre 2016, l’ONU a rapporté que les forces du gouvernement avaient exécuté un grand nombre de civils de manière extrajudiciaire, chez eux ou dans les rues à l’aide d’armes à feu. Mi-décembre 2016, un accord a été conclu entre le gouvernement syrien et des groupes armés non étatiques, grâce auquel des convois de bus et de véhicules ont pu évacuer la ville. Le 19 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2328, qui demande à l’ONU de déployer des observateurs sur le terrain à Alep-Est, afin de surveiller la situation.
Les Casques blancs (également appelés Défense civile syrienne) sont un groupe de bénévoles basés dans les zones tenues par l’opposition en Syrie, dont le but est de sauver les victimes de bombardements aériens et d’attaques au sol.
Nom : Abdulhadi Kamel
Homme

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