Un ciblage répressif des militant·es noir·es et antiracistes
Depuis 2023, des responsables tunisiens, dont le président Kaïs Saïed, ont à plusieurs reprises tenu des propos incitant à la discrimination raciale et dénigrant les organisations de la société civile. Ces discours ont contribué à un environnement hostile pour des organisations telles que Mnemty.
En 2024, les autorités tunisiennes ont lancé une campagne répressive contre les organisations de la société civile travaillant sur les questions migratoires et luttant contre les discriminations. Le 16 mai 2024, une enquête pénale a été ouverte contre Saadia Mosbah et huit autres membres du personnel et soutiens de Mnemty et placé Saadia Mosbah en détention provisoire sans tenir d’audience. Tout ceci sur la base d’accusations infondées d’« enrichissement illicite » et de blanchiment d’argent. Le juge a renouvelé la détention de Saadia Mosbah en novembre 2024, puis en mars 2025, et a refusé toutes ses demandes de libération provisoire.
Une campagne de dénigrement xénophobe et raciste des autorités
Une campagne de dénigrement xénophobe et raciste menée par des comptes de réseaux sociaux progouvernementaux a précédé les arrestations, principalement à l’encontre de l’association antiraciste Mnemty et de sa fondatrice Saadia Mosbah.
Puis, en détention, Saadia affirme qu’une surveillante pénitentiaire l’a soumise à des insultes et des moqueries racistes à plusieurs reprises, a bloqué l’un de ses rendez-vous médicaux et l’a agressée physiquement en février 2026.
Demandez la libération de Saadia Mosbah
Les poursuites visant Saadia Mosbah et sa condamnation à une peine d’emprisonnement pour des activités liées à ce travail légitime sont contraires à la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, ainsi qu’à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à laquelle la Tunisie est partie, qui garantissent le droit de défendre les droits fondamentaux et d’exercer sa liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique sans craindre de représailles.
Exhortez le Président de la République tunisienne Kaïs Saïed à libérer immédiatement Saadia Mosbah et à annuler les condamnations prononcées contre elle et ses collègues. Signez la pétition.
