Signer en ligne En Afghanistan, la situation des défenseur·e·s des droits humains se dégrade sérieusement

femmes militantes afghanes

Les défenseur·e·s des droits humains afghan·e·s ont été les cibles de tentatives d’intimidation, de harcèlement, de violence voire même de menaces de mort pour leur combat en faveur des libertés fondamentales. Attaqué·e·s par différents acteurs du conflit, tant étatiques que non étatiques, leurs demandes de protection ont constamment été rejetées par les autorités. De même, les attaques dont ces dernier·ère·s sont victimes n’ont pas fait l’objet d’une enquête efficace, et les auteurs présumés restent impunis.

Attaques, menaces et assassinats : un combat périlleux pour les libertés fondamentales

La situation des défenseur·e·s afghan·e·s des droits humains s’est malheureusement encore détériorée ces dernières années. En juin 2020, Fatima Khalil et Ahmad Jawed, travaillant pour la Commission indépendante des droits humains en Afghanistan (AIHRC), ont été tué·e·s suite à l’explosion d’un engin improvisé fixé à leur voiture. Plus tôt en avril, Ibrahim Erbat, de la province de Zabul, a été abattu alors qu’un de ses collègues était menacé.

Le même mois, Wida Saghary a reçu une menace de mort. En mars, au total, huit défenseur·e·s des droits humains ont reçu des menaces de mort. En novembre 2019, Musa Mahmudi et Ehsanullah Hamidi, ont été enlevés par la Direction nationale de la sécurité, la principale agence de renseignement afghane, après qu’ils aient révélé plus de cent cas d’abus sexuels subis par des garçons dans la province de Logar. En septembre 2019, Abdul Samad Amiri, un fonctionnaire provincial de l’AIHRC, a été enlevé puis assassiné.

La mise en place d’une "stratégie de protection des défenseur·e·s des droits humains” pour mettre fin à ces attaques

Amnesty International, en étroite collaboration avec trente-deux organisations de défense des droits de l’homme, a présenté la "Stratégie de protection des défenseur·e·s des droits humains en Afghanistan" en janvier 2020, en présence du deuxième vice-président, Sarwar Danish.

Conçue comme une feuille de route pour que le gouvernement adopte un mécanisme de protection indépendant, efficace et applicable pour la protection des défenseur·e·s des droits humains dans le pays, la mise en place de ce mécanisme peut répondre à la protection immédiate, à l’enquête, au renvoi, à la réinstallation et au soutien psychosocial de ces dernier·ère·s en Afghanistan.

Il est urgent que le gouvernement afghan mette en place un "mécanisme de protection" indépendant et efficace pour les défenseur·e·s des droits humains. Ce mécanisme permettra de répondre et protéger les personnes en danger, mais aussi d’enquêter rapidement, de manière approfondie, impartiale, transparente et efficace sur les menaces et les attaques dont elles font l’objet et, si nécessaire, les reloger et leur offrir une aide ainsi qu’un soutien psychosocial.

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