Deux militants chinois risquent d’être torturés

Jiang Yefei (à gauche) et Dong Guangping sont deux militants pacifiques chinois. Par le passé, ils ont tous deux été arrêtés pour les punir de leurs activités : Jiang Yefei a été détenu et torturé en 2008 pour avoir critiqué la réaction officielle au séisme de 2008 dans la province du Sichuan et Dong Guangping a été détenu de mai 2014 à février 2015 après avoir participé à une manifestation commémorant les victimes de la répression place Tiananmen en 1989.

Afin de fuir la persécution dont ils font l’objet, ils ont demandé l’asile en Thaïlande. Alors qu’ils venaient d’obtenir le statut de réfugié dans ce pays, octroyé par le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies, ils ont été transférés de force vers la Chine, où ils risquent d’être torturés, le 13 novembre 2015.

Nous restons jusqu’à aujourd’hui sans nouvelle officielle à leur sujet, mise à part une apparition à la télévision d’État le 26 novembre où ils ont « avoué » certaines infractions, alors que leur attitude montrait des signes de douleurs et de stress, laissant penser qu’ils étaient sous forte contrainte. Ils ne font pas l’objet d’accusations officielles et leur lieu de détention est inconnu, ce qui signifie qu’ils ne bénéficient pas du support d’avocats et de visites de famille.

Dans de telles conditions, ils risquent fortement de faire l’objet d’actes de torture et d’autres mauvais traitements. Nous devons joindre nos voix pour leur éviter le pire en exhortant instamment l’ambassadeur de Chine d’intervenir en leur faveur.

Les pays d’Asie du Sud-Est bafouent de plus en plus souvent le principe de non-refoulement en cédant aux pressions diplomatiques de la Chine. Plusieurs États ont ainsi remis aux autorités chinoises des dissidents et des membres de minorités ethniques qui s’étaient enfuis. Le 8 juillet 2015, les autorités thaïlandaises ont renvoyé en Chine une centaine de personnes, principalement des Ouïghours, qui risquaient de subir des actes de torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. En décembre 2012, la Malaisie a expulsé six Ouïghours dont la demande d’asile était en cours de traitement auprès du HCR. En décembre 2009, le Cambodge a renvoyé de force 20 demandeurs d’asile ouïghours. Depuis, cinq d’entre eux auraient été condamnés à la réclusion à perpétuité et huit autres à des peines de prison allant de 16 à 20 ans, à l’issue de procès à huis clos.

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