Le droit à la liberté de réunion pacifique menacé au Sénégal

Manifestations Sénégal

À la suite de l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko le 3 mars, des manifestations, parfois violentes, ont éclaté dans plusieurs villes du pays pendant 5 jours. Durant les manifestations du 3 au 8 mars, des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de sécurité qui ont causé la mort de 14 personnes, dont un garçon de 12 ans. La Croix-Rouge sénégalaise dénombre 590 personnes blessées.

Impunité face à l’usage excessif de la force

Depuis plusieurs années, les autorités sénégalaises bafouent le droit à la liberté de réunion en interdisant les manifestations pacifiques des groupes d’opposition et des organisations de défense des droits humains. De plus, les autorités sénégalaises font un usage excessif de la force comme ce fut le cas lors de la manifestation au Dakar en mars. Parmi les victimes, Cheikh Wade, âgé de 32 ans, est décédé après avoir reçu une balle à la nuque. Sa famille, par le biais de son avocat, a déposé une plainte, en vain puisqu’à ce jour, le dossier n’a pas eu de suite. Malgré les dispositions légales en vigueur, l’impunité totale face à l’usage excessif de la force continue de régner au Sénégal.

Réclamons la justice pour les familles des victimes et des activistes

Pour aider les familles des victimes à se faire entendre auprès des autorités sénégalaises, nous devons réclamer qu’une enquête judiciaire rapide, approfondie, impartiale, indépendante et transparente. Par ailleurs, nous demandons que les forces de police cessent de recourir à la force et seulement dans le cas de danger imminent. Il est crucial que les autorités sénégalaises comprennent l’urgence de mettre fin à l’impunité liée à l’usage excessif de la force durant les manifestations et la nécessité de garantir le droit de réunion pacifique conformément à la Constitution et à ses obligations internationales.

Des enquêtes impartiales, indépendantes et approfondies

Pour mettre un terme à l’impunité dont bénéficient les forces de défense et de sécurité sénégalaises et pour obtenir la justice et la réparation pour les familles de victimes, demandez au ministre de la Justice de mener sans délai des enquêtes impartiales, indépendantes et approfondies sur les circonstances des tueries et blessures de manifestants durant les événements de mars 2021 et protéger et garantir le droit de réunion pacifique.

Agissez pour que les familles des victimes au Sénégal obtient justice en signant dès maintenant la pétition adressée au Ministre de la Justice, M. Malick SALL

PNG

Toutes les infos
Toutes les actions
2022 - Amnesty International Belgique N° BCE 0418 308 144 - Crédits - Charte vie privée
Made by Spade + Nursit