Signer en ligne Justice pour le combat fatal de Berta Cáceres en faveur de l’environnement

Berta Caceres militante environnementale

Être défenseur·e des droits humains et de l’environnement au Honduras peut coûter la vie. C’est le triste sort qu’a connu Berta Cácares, le 2 mars 2016.

Un combat mortel pour les droits

Berta Cácares était membre du Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH). L’organisation de défense des droits du peuple autochtone milite quotidiennement pour une reconnaissance des droits économiques, sociaux et culturels, et la protection du territoire indigène depuis 1993. Les membres de COPINH se battent également contre les projets industriels qui menacent l’environnement ainsi que leurs droits fondamentaux, et ce parfois au péril de leur vie.

COPINH et Berta Cácares avaient mené une campagne contre le projet de construction de barrage hydroélectrique Agua Zarca porté par l’entreprise Desarrollos Energéticos (DESA). Au vu des risques environnementaux, il était inconcevable pour le peuple Lenca de la région de Intibuca de voir un tel projet détruire leur habitat. Leur combat a coûté la vie à Berta Cácares, assassinée le 2 mars 2016.

Condamnations partielles et enquête au point mort

Depuis ce tragique événement, le nombre de menaces progressent envers ceux et celles qui demandent justice pour Berta ou qui dénoncent les agissements des grosses entreprises contre les peuples indigènes et les communautés paysannes. Face à cela, on ne peut pas dire que les autorités judiciaires honduriennes soient réellement proactives.

Ce n’est qu’après avoir fait l’objet de pressions venant d’ONG internationales et locales que la justice hondurienne a ouvert une enquête et condamné une partie des personnes ayant participé à la mise à mort de Berta. Le 29 novembre 2018, la Cour pénale du Honduras a reconnu sept des huit accusés coupables de l’assassinat de la défenseure. Un an plus tard, en décembre 2019, la Cour rendait son jugement condamnant les septs accusés à des peines allant de 30 à 34 ans de prison. David Castillo, le directeur général de DESA a été arrếté le 2 mars 2018 et attend toujours son procès.

A la recherche de nouveaux suspects

Malgré l’arrestation et la condamnation de sept individus, des rapports d’experts indépendants indiquent que d’autres personnes seraient impliquées dans l’assassinat de Berta. À ce jour, il n’y a eu aucune avancée dans l’enquête pouvant identifier ces personnes.

Quatre ans après sa mort, il est grand temps que toutes les personnes ayant participé à la mise à mort de la défenseure de droits humains et de l’environnement soient enfin arrêtées et condamnées.

Ne pas identifier ni poursuivre tous les responsables de ce crime, c’est mettre d’autres défenseur·e·s des droits humains et de l’environnement en danger.
Demandez qu’une enquête complète, approfondie et impartiale soit enfin menée afin que la lumière soit faite sur le meurtre de Berta. Signez la pétition !

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