Libérez Liu Ping, défenseure des droits humains

UNE DÉFENSEURE COURAGEUSE CONTRE LA CORRUPTION Liu Ping est une défenseure des droits humains chinoise, condamnée dans le but de mettre fin à son combat. Liu fait en effet partie du « Mouvement des nouveaux citoyens » (MNC), un réseau informel de militants qui visent à promouvoir la transparence du gouvernement et à dénoncer la corruption, contre lequel les autorités chinoises se sont lancées dans une campagne de « chasse aux sorcières ». Plusieurs dizaines de ses membres ont été arrêtés. Liu Ping s’est lancée dans la défense des droits humains lorsque, à l’âge de 45 ans, elle a été obligée de prendre sa retraite. Avec d’autres pensionnés, elle a lancé une pétition au sujet de l’obligation de prendre une retraite anticipée et du versement de pensions insuffisantes. Cette action a reçu un grand soutien. Depuis 2012, elle a mené des actions pour pousser les fonctionnaires du Parti communiste à publier leur patrimoine, qui ont rendu les autorités très agressives à son égard. Liu Ping a été arrêtée et accusée en 2013 de chercher à troubler l’ordre public et d’utiliser un « culte néfaste » pour nuire au maintien de l’ordre et, en 2014, elle a été condamnée à six ans et demi en prison. TORTURÉE EN DÉTENTION Suite à son arrestation, Liu Ping a été placée en détention provisoire pendant plus de six mois, en violation du Code de procédure pénale chinois qui prévoit trois mois au maximum. Lors de son procès, elle a déclaré avoir été victime de tortures et de maltraitances (…)

La condamnation de Liu Ping a été confirmée par le tribunal. La charge de « chercher à provoquer des conflits et troubler l’ordre public » repose sur les déclarations de témoins qui affirment qu’elle a participé à des réunions, avec d’autres militants, pour débattre de problèmes sociopolitiques et qu’ils avaient, par la suite, utilisé Internet comme moyen de diffusion de photographies, parmi d’autres. De plus, lors d’une réunion, Liu Ping aurait fait un entretien téléphonique avec des médias étrangers. Elle a aussi été reconnue coupable d » organisation d’un rassemblement dans le but de troubler l’ordre public », suite à un discours réalisé dans un parc, et à la distribution de documents aux passants le 11 mai 2011. Finalement, des échanges privés sur messagerie instantanée ont été présentés comme l’élément de preuve pour l’accusation d « utilisation d’un culte néfaste dans le but de nuire au maintien de l’ordre ». Pendant ces échanges, l’activiste parle des « persécutions » subies par un pratiquant du Falun Gong, un groupe religieux persécuté et interdit en Chine.

Liu Ping a toujours proclamé son innocence, affirmant qu’elle a exercé ses droits tels que prescrit par la loi. Cependant, pour les prochains six ans elle se retrouvera dans une prison pour femmes, en accord avec la peine établie lors de sa condamnation le 19 juin 2014.

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