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journalistes bloqués en Somalie

Homicides, corruption et censure. Voilà ce que risquent les journalistes somaliens pour exercer leur métier. Depuis 2017, au moins huit journalistes ont été assassinés, huit ont fui le pays et des dizaines sont arbitrairement arrêtés et agressés physiquement. Aujourd’hui, la Somalie est un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes.

DE NOMBREUSES VIOLATIONS ET AUCUNE ENQUÊTE

Jusqu’à présent, le gouvernement somalien n’a pas eu à rendre de comptes pour les violations des droits de l’homme et les abus, y compris les assassinats de journalistes. Un seul de ces décès a fait l’objet d’une enquête, mais la famille est toujours en attente d’une justice. Cette absence de responsabilité est un obstacle à la jouissance des droits à la liberté d’expression, d’association et d’accès à l’information en Somalie et conduit à la censure et ferme l’espace civique.

UNE CORRUPTION DANS ET EN DEHORS DU PAYS

Des fonctionnaires du bureau du président Farmajo auraient soudoyé les dirigeants de grands médias, ainsi que des personnes influentes dans les réseaux sociaux somaliens, dans le pays et à l’étranger, pour des couvertures médiatiques positives. Des journalistes somaliens ont déclaré à Amnesty International que ces pots-de-vin présumés ont eu un effet dissuasif sur eux et qu’ils n’ont pas pu rendre compte librement d’histoires sensibles et de sujets qui sont jugés défavorables par les autorités. Certains ont été contraints à l’exil en raison des menaces auxquelles ils ont été confrontés.

DES RÉSEAUX SOCIAUX SURVEILLÉS

En raison de l’autocensure et de la corruption, certains journalistes et citoyens ont décidé d’utiliser les réseaux sociaux comme moyen de partager leurs points de vue et partager des contenus plus critiques du régime. Cependant, les autorités ont bien compris l’importance des réseaux sociaux et ont mis en place des équipes de surveillance qui rendent compte des contenus critiques envers le gouvernement. Les critiques du gouvernement, y compris les leaders de l’opposition, sont menacés, intimidés et harcelés en ligne par les autorités. Les comptes Facebook de 16 personnes - dont 13 journalistes - ont été définitivement handicapés ou supprimés rien qu’en 2018 et 2019.

L’indépendance des médias doit être préservée et les droits humains, y compris le droit à la liberté d’expression et l’accès à l’information doivent être pleinement et effectivement respectés et protégés. Aidez-nous à faire pression sur le gouvernement pour qu’il respecte les journalistes et leur travail.

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