Elle a été vice-présidente de Hong Kong Alliance, qui a organisé la plus grande veillée aux chandelles du monde en hommage aux victimes de la répression de Tiananmen. Le 4 juin 2021, Chow Hang Tung a encouragé des personnes, sur les réseaux sociaux, à commémorer les événements en allumant des bougies. Elle a été arrêtée le jour même pour avoir « fait de la publicité en faveur d’un rassemblement non autorisé ». Elle est depuis en détention et dans l’attente d’un procès.
Malgré ses 4 ans de détention, elle continue son activisme en prison. Elle conteste actuellement des règles discriminatoires imposées aux femmes en prison, comme l’obligation de porter un pantalon long même en été, contrairement aux hommes autorisés à porter des shorts. Sa requête ayant été rejetée par les autorités pénitentiaires, elle sera bientôt examinée par une cour d’Hong Kong. Elle risque encore plusieurs années de prison sous la loi sur la sécurité nationale.
Une petite victoire
Le 6 mars 2025, la plus haute juridiction de Hong Kong a donné raison à trois militant·es de la veillée de Tiananmen, dont Chow Hang Tung, annulant leur condamnation pour non-respect d’une demande de données émanant de la police chargée de la sécurité nationale. À l’annonce du verdict, jeudi 6 mars, Chow a levé le poing en signe de victoire alors qu’elle était emmenée par des agents pénitentiaires. Des membres du public ont applaudi discrètement et l’ont félicitée. Bien qu’elle reste en prison dans l’attente d’un procès pour d’autres chefs d’accusation liés à la sécurité nationale (prévu actuellement pour fin 2025), elle continue de défendre ses droits et ceux des autres prisonniers.
L’État chinois veut que l’opinion publique oublie, mais Chow Hang Tung s’est donné pour mission de faire vivre le souvenir des victimes.
En 1989, des centaines, peut-être même des milliers de personnes ont été tuées dans les rues entourant la place Tiananmen, à Pékin, lorsque l’armée a ouvert le feu sur des manifestant·e·s pacifiques qui réclamaient des réformes économiques et sociales.
En 2020 et 2021, les autorités de Hong Kong ont interdit la veillée, en prétextant des raisons de santé publique dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Le 4 juin 2021, Chow Hang Tung a encouragé des personnes, sur les réseaux sociaux, à commémorer les événements en allumant des bougies. Elle a été arrêtée le jour même pour avoir « fait de la publicité en faveur d’un rassemblement non autorisé ».
Cette femme purge actuellement une peine de 22 mois d’emprisonnement pour avoir rendu un hommage pacifique aux victimes d’une terrible répression. Elle encourt aussi une autre peine de prison parce qu’elle aurait, par ses actions totalement pacifiques, porté atteinte à la sécurité nationale. Face à l’adversité, son courage transparaît. « Ce serait un mensonge de dire que je n’ai pas peur, mais je n’ai pas peur au point de ne rien faire », explique-t-elle.
Passez à l’action sans attendre pour demander la libération de Chow Hang Tung.
