L’année 2024 est une année électorale majeure pour la Belgique. Après les élections du 9 juin, une période cruciale s’est ouverte et les négociations entre partis ont démarré. Il est essentiel que les droits humains soient au cœur des négociations des prochains accords gouvernementaux. Les responsables politiques doivent assumer un engagement ferme envers les droits humains.
Asile et migration, droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, dérèglement climatique ou encore droit de protester : les enjeux que porte Amnesty International se trouvent au cœur de la campagne électorale. Malheureusement, ces questions ne sont pas toujours traitées sous l’angle des droits humains par les forces politiques.
Par ailleurs, une dérive actuelle est fort inquiétante car on constate que nos gouvernements sont condamnés (parfois jusqu’à 8 800 fois comme c’est le cas dans le cadre du respect de ses obligations en matière d’accueil des hommes demandeurs d’asile, ou sur l’affaire Climat) et que ces derniers s’assoient sur les décisions de justice, niant ainsi l’état de droit. Nous constatons une indifférence croissante parmi les responsables politiques en Europe comme en Belgique des cadres juridiques des droits humains. Les droits humains méritent mieux que l’indifférence ou le double standard, ils doivent être le socle commun à toute action gouvernementale.
À l’échelle internationale, le monde est marqué par des violations massives des droits humains. Des horreurs se multiplient dans des conflits meurtriers à Gaza, en République démocratique du Congo, en Ukraine, etc. En Iran comme dans de nombreuses autres régions, des personnes sont arrêté·es, poursuivi·es, voire exécuté·es pour le simple fait d’avoir manifesté leur opinion.
La Belgique doit orienter sa politique étrangère pour favoriser le respect des droits humains et empêcher les (…)
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