Ivanka : demande à ton père de mettre fin à l’emprisonnement des enfants

Ivanka Trump, la fille du Président américain, a mené campagne pour que son père s’engage à soutenir les enfants et leurs mères vivant aux États Unis. Mais qu’en est-il des familles de migrants qui passent des mois, parfois des années, derrière les barreaux du centre résidentiel de Berks, en Pennsylvanie, connu sous le nom de ‘prison des bébés’ ?

Ces dernières années, le recours aux centres de détention pour lutter contre l’immigration irrégulière aux États-unis s’est systématisé au point de devenir le système d’incarcération de migrants le plus important au monde. A cet titre, le centre résidentiel de Berks, dans l’État de Pennsylvanie, est aujourd’hui un symbole de la violation d’un certain nombre de droits des demandeurs d’asile aux États-Unis. Au cours de l’été 2014, plus de 67 000 mineurs non accompagnés ont fui vers les États-Unis par la frontière mexicaine. En réponse, le gouvernement des États-Unis a significativement augmenté le recours à la détention de familles et d’enfants. Or, il n’existe aucune justification, sous le couvert du droit américain ou international, pour perpétuer la détention de demandeurs d’asile. Les alternatives à la détention devraient toujours être considérées avant qu’un gouvernement ne décide de placer des migrants en situation irrégulière dans des centres fermés. Pour mettre fin à ces détention abusives, demandez à Ivanka Trump, qui a fait campagne en faveur des enfants et des femmes États-Unis, d’exiger auprès de son père la fermeture de ces centres les uns après les autres, à commencer par le centre de détention pour familles de migrants à Berks.

En juin, Amnesty International États-Unis a lancé une campagne en vue de mettre fin à la détention d’enfants et de leurs parents au centre d’hébergement familial du comté de Berks. Actuellement, des dizaines d’enfants et de parents sont détenus à Berks, l’un des trois centres de ce type aux États-Unis, qui ressemblent à des prisons.

La plupart des familles détenues dans ce centre sont originaires du « Triangle du Nord », en Amérique centrale, région qui englobe le Salvador, le Guatemala et le Honduras. Il est largement reconnu que le Triangle du Nord présente des niveaux extrêmes de violence et d’insécurité, une situation sur laquelle Amnesty International a recueilli de nombreuses informations.

Carlos et sa mère Lorena, 34 ans, ont fui des menaces, des manœuvres d’intimidation et des violences graves et répétées liées au genre au Honduras, avant d’arriver aux États-Unis. Ils ont été détenus au centre du comté de Berks pendant plus de 22 mois. Michael et sa mère Maribel*, 41 ans, ont eux aussi été détenus pendant plus de 22 mois. Ils ont fui le Salvador, la famille ayant reçu maintes fois des menaces de mort, lorsque Michael a été pris pour cible par un gang qui voulait le recruter, au Salvador.

« Les décisions rendues aujourd’hui sont un grand soulagement pour Carlos, Michael et leurs familles, a déclaré Naureen Shah, directrice des campagnes à Amnesty International États-Unis.

« Depuis deux semaines, la libération de quatre familles détenues au centre du comté de Berks a été ordonnée. Elles y ont passé plus de 700 jours en détention. C’est un pas dans la bonne direction, mais nous devons nous assurer que les mères, les pères, les enfants et les personnes détenues dans le centre bénéficient d’une audience équitable et soient traités avec humanité. Emprisonner des familles vulnérables va à l’encontre des valeurs d’égalité et de dignité pour tous que partage notre pays. Les États-Unis doivent mettre fin à la pratique consistant à détenir des familles et fermer immédiatement les centres d’hébergement familial comme celui du comté de Berks. »

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