Olha Baranevska, puéricultrice à la retraite, ouvertement pro-ukrainienne originaire de Melitopol, a refusé de retourner travailler à la crèche sous l’occupation russe. En mai 2024, elle a été enlevée par les autorités d’occupation à son domicile et aurait été torturée.
Elle a refusé de travailler sous l’occupation
La crèche où travaillait Olha a rouvert ses portes sous l’occupation russe. On lui a demandé maintes fois de revenir y enseigner, mais elle a toujours refusé. Amnesty International a recueilli des informations sur les pratiques abusives des autorités russes d’occupation à l’encontre des enseignant·e·s ukrainiens, notamment les actes d’intimidation, la violence physique et le travail forcé, pour s’assurer qu’ils recommencent à enseigner le programme russe aux enfants locaux. Prendre le risque de parler de l’occupation
Elle a également révélé la politique russe visant à modifier la démographie des territoires qu’elle occupe, y compris en cherchant à éradiquer les identités ukrainiennes et non-russes, ainsi que la culture. Une vidéo de vœux d’Olha a été publiée sur Facebook, dans laquelle elle évoquait la vie à Melitopol sous l’occupation russe, en langue ukrainienne. Parmi les publications d’Olha sur Facebook, on trouve l’histoire d’un collègue qui a été harcelé par les autorités d’occupation – perquisitions, insultes et destruction d’objets personnels portant des symboles nationaux ukrainiens notamment. Libérée puis arrêtée à nouveau, sa santé se détériore
En juin 2024, elle a été brièvement libérée pour être de nouveau arrêtée de manière arbitraire et condamnée à deux reprises à 14 jours de « détention administrative » avant d’être accusée d’avoir caché des explosifs dans son jardin et condamnée à six ans de prison. (…)
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