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Une crise des droits humains

Le Nicaragua traverse l’une des plus graves crises des droits humains de ces dernières décennies. La stratégie de répression mise en œuvre par le gouvernement du président Daniel Ortega après les manifestations qui ont commencé le 18 avril 2018 a fait 328 morts et plus de 2 000 blessés.

En juin 2019, une large mobilisation avait permis la libération d’Amaya Coppens, une étudiante activiste belge-nicaraguayenne détenue arbitrairement et qui risquait jusqu’à 50 ans de prison pour être descendue dans la rue manifester son désaccord avec le gouvernement. Ce jeudi 14 novembre, Amaya Coppens aurait été arrêtée de nouveau avec 12 autres personnes au motif semble-t-il d’avoir essayé d’apporter de l’eau à des grévistes de la faim.

Cependant, la situation de la liberté d’expression est toujours aussi préoccupante. Cent journalistes et professionnels des médias ont été forcés à l’exil et plus de 100 personnes sont en détention pour avoir participé aux manifestations. Des journalistes et des ONG ont été persécutés pour avoir critiqué le gouvernement et des dizaines de milliers de personnes ont été obligées de fuir le pays.

Des défenseurs réprimés au Nicaragua

Parmi les défenseur·e·s des droits humains qui ont fui le Nicaragua figurent Francisca Ramírez, dirigeante paysanne qui a reçu des menaces de mort de hauts représentants du gouvernement après avoir participé aux manifestations, et Lucía Pineda Ubau, journaliste de Noticias qui est arrivée au Costa Rica après avoir passé plus de six mois en détention pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression. Pendant ce temps, les défenseur·e·s des droits humains qui sont restés au Nicaragua, comme Vilma Núñez, présidente du Centre nicaraguayen des droits humains (CENIDH), continuent à travailler dans un environnement de répression. En décembre 2018, le CENIDH a vu son enregistrement révoqué et ses avoirs confisqués. Les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes jouent un rôle essentiel pour demander au gouvernement du Nicaragua de respecter les droits humains de la population.

Vous pouvez faire bouger les choses. Appelez le président du Nicaragua Daniel Ortega à faire cesser la répression de la société civile, notamment les mesures prévoyant la fermeture d’organisations de la société civile et des médias ainsi que des descentes dans leurs locaux. Signez maintenant pour dire stop à toutes mesures destinées à les réduire au silence.

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Pétition contre la répression de la liberté d’expression au Nicaragua adressée au Président de la République Daniel Ortega Saavedra.